Sila : le délégué général appelle à l’achèvement des chantiers à Goz-Beïda pour relancer l’économie locale.

GozBeïda : Des infrastructures en souffrance après un programme de développement ambitieux

En 2013, un programme de développement ambitieux avait été lancé à GozBeïda, chef-lieu de la province du Sila au Tchad, dans le but d’améliorer les infrastructures locales. Dix ans plus tard, ces projets, autrefois porteurs d’espoir, sont à l’arrêt.

Ce programme, qu’initié par le défunt Maréchal du Tchad, incluait la construction d’un large éventail d’infrastructures. Au programme figuraient la création d’un stade, de centres de santé, de lycées techniques, de locaux administratifs pour la préfecture et la sous-préfecture, ainsi que des logements sociaux. L’hôpital provincial, une résidence présidentielle et un marché moderne étaient également prévus. L’objectif de ces réalisations était d’atténuer les défis liés à un manque critique d’infrastructures, freinant ainsi le développement urbanistique de la ville.

Cependant, douze ans après le lancement de ce programme prometteur, les chantiers sont à l’arrêt. Les constructions, restées inachevées, subissent les assauts du temps et montrent des signes de dégradation. La ville qui espérait une transformation sociale et économique se trouve à la croisée des chemins, les habitants étant confrontés à des infrastructures déficientes qui ne répondent pas à leurs besoins.

Récemment, le délégué général du gouvernement à la province du Sila, le général de division Sadick Siboro Dinga, s’est rendu sur l’un des chantiers abandonnés, entouré de délégués provinciaux et de chefs de services inquiets. Cette visite avait pour but d’évaluer la situation des travaux, ainsi que de relancer le débat sur la nécessité de reprendre ces projets essentiels au bien-être de la population.

Lors de son intervention, Sadick Siboro Dinga a mis en avant l’importance de ces infrastructures pour améliorer les conditions de vie des habitants. “Ces infrastructures étaient censées améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. Il est impératif de relancer ces projets pour répondre aux besoins pressants de la population”, a-t-il déclaré. Cet appel à l’action manifeste une volonté de mobiliser des entreprises pour achever les travaux en suspens.

Le contexte de cette situation est d’autant plus préoccupant que GozBeïda fait face à un défi croissant en termes d’accès aux services publics de base. La population, qui avait placé beaucoup d’espoir dans ces initiatives, reste dans l’attente d’une relance des travaux. Les commentateurs locaux soulignent que la réalisation de ces infrastructures est cruciale pour stimuler le développement économique et social. L’absence de progrès tangible alimente un sentiment de frustration et d’inquiétude parmi les habitants.

La ville, marquée par ses besoins en infrastructures, continue de rêver d’une renaissance symbolique. Les projets inachevés de 2013 demeurent un témoignage des attentes non satisfaites et des promesses oubliées. En attendant une relance concrète, GozBeïda reste figée dans l’attente, ses habitants espérant une issue favorable à cette impasse qui perdure.