Simandou : un projet intégré qui redéfinit l’avenir économique du pays

La Guinée inaugure le mégaprojet Simandou, un tournant pour son développement économique

La Guinée a célébré une avancée significative dans son développement économique avec le lancement officiel du mégaprojet intégré Simandou, un chantier d’envergure combinant exploitation minière, construction de chemin de fer et création d’un port maritime.

La cérémonie s’est déroulée au port de Morébaya en présence du président de la République, Mamadi Doumbouya, ainsi que de plusieurs chefs d’État africains, de membres du gouvernement et de partenaires internationaux. Parmi les figures notables ayant assisté à l’événement figuraient Paul Kagame, président du Rwanda, Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon, le vice-Premier ministre chinois Liu Guozhong, ainsi que le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé et le Premier ministre sierra-léonais David Moinina Sengeh.

Avec une estimation de coût dépassant les 20 milliards de dollars, le projet Simandou incarne plus de deux décennies d’efforts déployés par la Guinée pour devenir un acteur majeur sur le marché mondial du minerai de fer. Pour Mamadi Doumbouya, ce mégaprojet témoigne d’une « Guinée souveraine, prospère et engagée dans le développement mondial ». Il comprend un gisement minier considéré comme une des plus riches au monde, un réseau ferroviaire de plus de 650 kilomètres reliant les mines au port de Morébaya, ainsi qu’un port moderne conçu pour l’exportation du minerai à l’échelle internationale.

Le succès de ce projet repose sur un partenariat stratégique entre l’État guinéen et plusieurs grands noms de l’industrie, à savoir Baowu Steel, Chinalco, Rio Tinto et Winning International. La Compagnie du TransGuinéen (CTG), mise en place en 2022, est essentielle à l’exécution du projet. Regroupant des experts guinéens et internationaux, la CTG assure une maîtrise nationale des infrastructures, offrant à la Guinée une part de 15 % dans l’ensemble du projet.

D’un point de vue socio-économique, Simandou devrait stimuler la croissance économique et favoriser l’intégration régionale, tout en générant des milliers d’emplois directs et indirects. En outre, le gisement de minerai de fer de Simandou, doté d’une teneur exceptionnelle de 65 %, contribuera à la transition énergétique mondiale en fournissant des matières premières indispensables à la production d’acier décarboné.

Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet du président et président du Comité stratégique Simandou 2040, souligne que « Simandou n’est pas seulement un projet minier, c’est le moteur d’une transformation nationale et le symbole d’un futur de prospérité partagée ». Avec le lancement de ce mégaprojet, la Guinée s’inscrit résolument dans une nouvelle ère économique, affirmant sa position en tant qu’acteur clé de l’économie verte et industrielle en Afrique de l’Ouest.

Au-delà de ses implications économiques, Simandou pourrait également transformer le paysage géopolitique de la région, en renforçant la coopération entre les pays africains et en attirant l’attention des investisseurs internationaux. En effet, la Guinée aspire à tirer parti de ses richesses naturelles pour renforcer son image sur la scène mondiale.

Cette inauguration s’inscrit dans un contexte où la Guinée cherche à diversifier son économie, encore largement dépendante des ressources minières, et à améliorer les conditions de vie de sa population. Le projet Simandou pourrait marquer le début d’une ère de prospérité pour le pays, rendant ainsi essentielle la bonne gestion des ressources générées par l’exploitation du minerai.

Ainsi, Simandou représente bien plus qu’un simple projet d’exploitation minière. C’est une promesse d’avenir pour la Guinée, une initiative qui ambitieux vise à transformer les économies locales et à impulser un développement durable. À mesure que le pays avance vers la réalisation de ses objectifs, la communauté internationale observera de près l’impact de ce projet sur la stabilité et le développement régional.