Solidarité des enseignants du Salamat avec le SET de N’Djaména
Solidarité entre les enseignants du Tchad : le soutien de la section du SET du Salamat à N’Djaména
Le samedi 26 septembre 2026, les enseignants de la province du Salamat se sont rassemblés en assemblée générale extraordinaire à l’École régionale d’Amtiman. L’objectif de cette réunion était de se pencher sur le climat de tension qui règne actuellement au sein du Syndicat des enseignants du Tchad (SET), particulièrement entre son Bureau Exécutif National (BEN) et la section provinciale de N’Djaména.
Dans un communiqué officiel, la section provinciale du SET du Salamat a affirmé son soutien indéfectible à la section de N’Djaména, actuellement en conflit avec la direction nationale du syndicat. Cette solidarité de la part des enseignants du Salamat s’appuie sur un rappel appuyé du respect indispensable des statuts et du règlement intérieur du SET, qui fondent les principes et les règles du fonctionnement de l’organisation syndicale.
Les tensions au sein du SET sont exacerbées par la récente suspension de la section de N’Djaména par le Bureau national. Cette sanction, que la section de N’Djaména dénonce comme brutale et injustifiée, est perçue par certains membres comme une tentative de division au sein des enseignants. Face à cette situation, la section de N’Djaména exprime son désaccord avec la décision du BEN, exhortant le respect des engagements du gouvernement, notamment ceux relatifs au décret 2850. Ce décret, crucial pour les enseignants, prévoit entre autres la revalorisation des primes, un des nombreux avantages promis mais pas encore concrétisés.
Le SET du Salamat, dans son communiqué, appelle à la préservation de l’unité syndicale, essentielle pour défendre les intérêts des enseignants. Ce message insiste sur l’importance du dialogue, de la responsabilité et du respect des textes pour maintenir la crédibilité du syndicat. Les dirigeants du Salamat mettent en garde contre les dérives pouvant naître de ces tensions et encouragent toutes les sections provinciales à œuvrer ensemble pour une solution constructive.
Cette crise survient dans un contexte où le système éducatif tchadien est déjà sous pression. Les enseignants, pilier de l’éducation, réclament depuis longtemps l’amélioration de leurs conditions de travail et une reconnaissance de leur rôle primordial dans le développement du pays. La suspension de la section de N’Djaména illustre un schisme potentiel au sein du plus grand syndicat du secteur éducatif tchadien, ce qui pourrait affaiblir la syndicalisation dans le pays.
Dans ce climat tendu, la prochaine étape pour le Syndicat des enseignants du Tchad sera cruciale. Le besoin de réconciliation et de réaffirmation des objectifs communs est impératif pour rétablir la stabilité et permettre au syndicat de poursuivre son œuvre de défense des droits des enseignants. La position solidaire de la section Salamat représente un appel à un front uni face aux difficultés auxquelles est confrontée l’éducation au Tchad.
En conclusion, l’avenir du SET et son rôle dans l’éducation nationale dépendront de la capacité de ses membres à dépasser leurs différends par le dialogue et la coopération. Les enseignants du Salamat montrent la voie en prônant l’unité et le respect des règles établies, soulignant l’importance d’une approche collective pour relever les défis actuels.