Sonko exige la transparence sur l’accord Sénégal-FMI de 2,2 Mds$
Le leader politique sénégalais Ousmane Sonko exige la transparence de la part du gouvernement concernant l’accord financier récemment conclu entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI). Cet accord, d’une valeur de 2,2 milliards de dollars (environ 1 240 milliards de francs CFA), vise à soutenir la relance de l’économie sénégalaise suite aux défis économiques récents. Cependant, Sonko soulève plusieurs questions sur les engagements du Sénégal dans le cadre de ce partenariat.
Le parti politique KIIRAAY Les Patriotes Républicains a salué cet accord, le présentant comme une avancée significative dans les efforts de redressement économique du pays. Selon Bassirou Diomaye Faye, représentant de ce parti, l’accord démontre la volonté des autorités sénégalaises de renforcer la transparence des finances publiques et de favoriser une croissance durable à long terme.
Sur sa page Facebook, Ousmane Sonko, président du parti PASTEF, a exprimé ses préoccupations concernant le manque de détails fournis au public sur cet accord avec le FMI. Il a reconnu avoir suivi les annonces tant du gouvernement que du FMI, tout en soulignant que l’accord reste à être définitivement approuvé par le conseil d’administration du Fonds. Sonko critique le « langage diplomatique » utilisé, qui selon lui, masque les détails essentiels des engagements pris par le Sénégal.
Sonko a listé plusieurs questions clés restées sans réponse : les mesures spécifiques concernant le traitement de la dette du pays, les réformes prévues pour assurer la viabilité des finances publiques, la protection des ménages vulnérables, ainsi que la manière dont les ressources intérieures seront mobilisées. Il s’interroge également sur la rationalisation des dépenses, la supervision des entreprises publiques, et les audits internationaux de la dette qui avaient été auparavant demandés.
Le leader de l’opposition insiste sur la nécessité d’une transparence totale dans cette démarche financière. Il appelle à la publication du mémorandum afin de garantir une information correcte et d’encourager un débat public éclairé sur les engagements réellement pris par le Sénégal. À défaut de publication, il demande que le document soit transmis à l’Assemblée nationale, institution représentative du peuple.
Cette demande de transparence intervient alors que le Sénégal s’engage dans une relance économique post-pandémique, avec des défis accentués par la fluctuation des marchés mondiaux et d’autres pressions externes. Tout en reconnaissant la nécessité du soutien du FMI, Sonko semble vouloir s’assurer que les conditions de cet accord ne compromettent pas les intérêts économiques du pays à long terme.
Pour l’heure, le public sénégalais attend de voir si le gouvernement répondra à cet appel à la transparence, ce qui pourrait avoir des implications significatives pour la gestion future de la dette et des finances publiques au Sénégal. L’évolution de cette situation pourrait également affecter la perception publique du gouvernement et sa capacité à naviguer dans le paysage économique mondial complexe.