Stade Idriss Mahamat Ouya : vers un nouveau retard, l’échéance de 2026 compromise
Délais Dépassés pour la Rénovation du Stade Idriss Mahamat Ouya
Le chantier du stade omnisports Idriss Mahamat Ouya reste inachevé, bien que la date limite du 20 février 2026 soit déjà dépassée.
En janvier 2022, le gouvernement tchadien a lancé un projet ambitieux visant à rénover complètement le stade Idriss Mahamat Ouya. Les travaux, d’une importance capitale, ont été confiés à l’entreprise nationale AL-MATAR S.A., avec un financement assuré par l’État. Prévue pour durer un an, cette rénovation a pour objectif d’installer une nouvelle pelouse, une piste d’athlétisme en tartan, rénover la toiture, aménager des vestiaires et tribunes selon les normes FIFA, moderniser l’éclairage, renforcer la sécurité et créer des espaces polyvalents.
En juillet 2025, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Maïdé Hamit Lony, avait indiqué que 90 % des travaux étaient réalisés et avait insisté sur la nécessité d’accélérer le chantier. Cependant, le 6 janvier 2026, lors d’une visite sur le site, le Premier ministre, Allah Maye Halina, a exprimé sa vive inquiétude face aux retards importants et aux défauts de certaines constructions. Subséquemment, un ultimatum d’un mois avait été posé à l’entreprise pour terminer les travaux d’ici le 6 février 2026.
Après une nouvelle inspection le 6 février, le ministre des Sports a constaté l’inachèvement persistant du projet. Bien qu’un délai supplémentaire de deux semaines ait été accordé, repoussant l’échéance au 20 février 2026, le stade n’est toujours pas opérationnel.
Ce retard dans la livraison du stade a soulevé des préoccupations au sein de la communauté sportive et des autorités locales. La modernisation de cette infrastructure est cruciale non seulement pour les événements sportifs nationaux, mais aussi pour le développement du sport au Tchad.
Le dépassement des délais de cette rénovation représente un véritable défi pour le gouvernement, qui avait l’intention de faire de ce stade un modèle d’infrastructure moderne et une fierté nationale. Il demeure à voir comment l’État et les responsables de l’entreprise AL-MATAR S.A. entendent régler cette situation problématique pour assurer la complétion rapide et efficace du projet.