Stéphane Madjadoum : Porte-voix des enfants tchadiens

Journée de l’Enfant Africain : Stéphane Madjadoum, le fer de lance des droits des enfants au Tchad

Le 16 juin, lors de la Journée de l’Enfant Africain, le témoignage de Stéphane Madjadoum, premier vice-président du Parlement des Enfants du Tchad, incarne l’engagement croissant des jeunes tchadiens dans la défense des droits de l’enfant et le développement durable.

À seulement 18 ans, Stéphane Madjadoum, étudiant en Économie et Développement Durable au Cefod Business School, se distingue par un engagement précoce sur des thématiques cruciales telles que l’environnement et la justice sociale. Dès ses années de collège, il s’est impliqué dans diverses organisations de jeunesse, avec l’intention manifeste de susciter le changement.

Actuellement, en plus de son rôle au Parlement des Enfants du Tchad, Stéphane émerge comme secrétaire général de U-Report Toukra Rassalfil et des Éco-Ambassadeurs Jeunes Voix du Sahel. Il cumule également des fonctions de journaliste à Radio FM Liberté, consolidant ainsi sa position de porte-parole de sa génération.

Élu premier vice-président du Parlement des Enfants du Tchad le 16 juin 2023, Stéphane Madjadoum assume cette responsabilité avec une détermination forte. « Ce qui m’a motivé, c’est le silence. Trop de décisions sur l’école, la santé, l’eau, sont prises sans nous », explique-t-il, exprimant son désir d’offrir une plateforme aux enfants de son quartier.

Son engagement n’est pas passé inaperçu sur la scène internationale. Au cours de la sixième Conférence mondiale sur le travail des enfants à Marrakech, il a été distingué en recevant le premier prix d’un événement parallèle. Avec des enfants parlementaires africains de plusieurs pays, il a contribué à une bande dessinée de sensibilisation sur le travail des enfants, lancée au Salon international de l’édition et du livre à Rabat.

Pour Stéphane, la Journée de l’Enfant Africain revêt une signification particulière. Cette journée est un hommage aux enfants de Soweto de 1976 et un rappel que le combat pour l’égalité des chances doit se poursuivre. « Un enfant africain doit avoir les mêmes chances qu’un enfant ailleurs », insiste-t-il.

Il souligne l’importance de cette journée pour adresser les défis urgents auxquels sont confrontés les enfants tchadiens : l’accès à l’éducation, en particulier pour les filles, la malnutrition, et le mariage des enfants. « Les inondations et la sécheresse aggravent ces problèmes », déplore Stéphane, tout en rappelant que les droits fondamentaux, tels que l’accès à une éducation primaire gratuite et obligatoire, demeurent hors de portée pour de nombreux enfants.

À travers ses diverses fonctions, le Parlement des Enfants du Tchad s’efforce de faire entendre la voix des jeunes auprès des décideurs, en menant des actions de sensibilisation et de plaidoyer. « Nous interpellons les autorités sur la question des droits de l’enfant », explique-t-il.

Malgré les obstacles, Stéphane nourrit une vision optimiste pour l’avenir du Tchad et de sa jeunesse. Il rêve d’un pays où chaque enfant ait accès à l’éducation, à une alimentation suffisante, et puisse grandir sans crainte. « Je rêve que le Tchad soit un exemple pour l’Afrique en matière de droits des enfants », confie-t-il.

À l’occasion de cette journée symbolique, Stéphane Madjadoum lance un message d’espoir à tous les enfants africains, les incitant à s’exprimer et à s’unir : « Vous n’êtes pas l’avenir, vous êtes le présent. Votre voix compte maintenant. »

Stéphane Madjadoum, par son engagement et sa ténacité, incarne une jeunesse tchadienne déterminée à contribuer à un avenir plus équitable pour tous les enfants.