SYMÉT se prépare pour une Assemblée générale décisive sur l’avenir de ses projets.
Réunions au SYMET : Une Assemblée Générale Détermine la Poursuite d’un Mouvement de Grève
Le Syndicat des Médecins du Tchad (SYMET) a tenu une Assemblée générale le 22 novembre 2025, au siège de l’organisation, afin d’évaluer les avancées des actions syndicales et de discuter des préoccupations persistantes des médecins.
L’Assemblée s’est tenue dans un climat d’attente et de tension, rassemblant plus des deux tiers des membres actifs du syndicat, garantissant ainsi la validité des décisions qui allaient être prises. Les débats ont été animés, Moussa Kali, porte-parole du SYMET, a souligné que l’objectif principal de la réunion était d’examiner les engagements formulés par le ministre de la Santé et d’évaluer la situation socioprofessionnelle des médecins.
Au cours des discussions, le constat a été sans appel : les promesses faites par les autorités sanitaires n’ont pas été suivies d’effets concrets. Les médecins présents ont exprimé leur frustration face à une situation qui, selon eux, demeure inchangée et peut même s’aggraver, mettant en péril la qualité des soins offerts aux patients. Les préoccupations prioritaires restent ainsi non satisfaites, et les membres du syndicat craignent que ces manquements ne portent atteinte au bien-être des médecins et des patients.
Face à cette situation insatisfaisante, les participants ont décidé de maintenir la pression sur les autorités. Tout en laissant une fenêtre raisonnable pour que les démarches progressent, ils ont opté pour une action plus ferme. L’Assemblée a ainsi renouvelé son mot d’ordre de grève pour une durée d’une semaine, débutant le lundi 24 novembre 2025, avec une possibilité de renouvellement. Cette grève sera appliquée sur l’ensemble du territoire national.
Cependant, les médecins ont convenu de mettre en place un service minimum dans les secteurs critiques tels que les urgences, la dialyse, les soins de réanimation, ainsi que dans les salles d’accouchement et les services dédiés aux traitements de certaines maladies comme le VIH et la tuberculose. Cette décision vise à assurer la continuité des soins tout en exerçant une pression sur les responsables politiques.
Le climat de solidarité et de défiance entre les membres du syndicat est palpable. Les médecins se montrent déterminés à faire entendre leurs voix, refusant d’être soumis à des intimidations ou des pressions extérieures qui pourraient entraver leur droit d’action collective. Les membres du SYMET rappellent l’importance de leurs revendications pour la santé publique au Tchad.
Moussa Kali a conclu les échanges en affirmant que le SYMET reste ouvert au dialogue et prêt à reprendre les négociations dès que des réponses tangibles aux revendications seront fournies par les autorités. Cette déclaration met en exergue la volonté des médecins d’initier une collaboration constructive, tout en soulignant l’urgence d’une réponse de la part des décideurs politiques.
Cette Assemblée générale s’inscrit dans un contexte plus large de revendications dans le secteur de la santé au Tchad, où la crise des soins et des conditions de travail persiste. Les développements de cette situation seront donc scrutés avec attention, tant par les professionnels de santé que par les patients qui dépendent des services médicaux.