Tatouma, l’artiste malien, inspire la paix à travers sa musique à FICSA 2026
Au Festival International des Cultures Sahariennes, la musique de Tatouma prône la paix
Niamey, Niger – Lors du Festival International des Cultures Sahariennes, l’artiste malien Almahmoud Alhousseiny, connu sous le nom de Tatouma, a enchanté les visiteurs avec son blues saharien envoûtant. Représentant éminent de la culture touareg, il a utilisé la scène de l’Alliance des États du Sahel pour diffuser un message de paix et d’unité.
Tatouma, originaire de Ménaka, située au nord du Mali, n’est pas simplement un virtuose de la guitare électrique. Il incarne une nouvelle vague d’artistes touaregs qui transforme la musique en instrument de réconciliation dans une région souvent troublée par des conflits et tensions ethniques. Au cœur de sa prestation, il encourage l’unité et la réconciliation dans le Sahara.
Dans une période où le Sahara est régulièrement confronté à des défis sécuritaires, Tatouma fait de sa musique un appel à l’unité. « Les peuples africains doivent s’unir pour une paix durable. Nous valorisons la musique africaine, parce que nous sommes Africains et nous voulons que l’Afrique reste indivisible », a-t-il exprimé avec ferveur.
Le stand de l’Alliance des États du Sahel, riche en objets culturels tels que tissus indigo et bijoux en argent, a servi de décor idéal pour son message. Tatouma y propose une vision d’un Sahara uni, dépassant les frontières d’un Mali, Niger, Algérie, Libye, et s’étendant même jusqu’au Tchad.
« Le Festival International des Cultures Sahariennes est pour moi un espace idéal pour véhiculer un message de paix entre les pays sahariens. Je suis très fier de participer à ce festival », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de ces rencontres culturelles pour renforcer la cohésion entre les nations du Sahara.
À travers sa musique, Tatouma jette un pont entre les communautés touaregs dispersées, offrant une lueur d’espoir et de solidarité dans une région en quête de stabilité.