Tchad–Cameroun : N’Djamena réfute le tracé final


Chemin de fer Tchad–Cameroun : N’Djamena contredit la validation du tracé entre Ngaoundéré et N’Djamena

Le 10 juin dernier, Africa Intelligence annonçait que Yaoundé avait validé le tracé occidental de la future ligne ferroviaire reliant Ngaoundéré à N’Djamena. En réponse à cette affirmation, le gouvernement tchadien a rapidement publié un démenti officiel.

Dans un communiqué émis le 11 juin par le ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, à travers son attaché de presse Hassan Mbodou Semidjidda, il a été clairement indiqué que « le tracé de la ligne ferroviaire Ngaoundéré–N’Djamena n’a fait l’objet d’aucune validation définitive ». Cette déclaration souligne que bien que les gouvernements camerounais et tchadien aient exprimé leurs préférences pour certains tracés, « toutes les options demeurent à ce stade à l’étude ».

Le ministère a également exhorté le public à faire preuve de « sérénité, de discernement et de vigilance » afin d’éviter les confusions dues aux informations incorrectes ou trop hâtives. La déclaration insiste sur le fait que toute décision finale sur le tracé « interviendra d’un commun accord entre les deux États, à travers les mécanismes de concertation et les canaux institutionnels appropriés ».

Selon Africa Intelligence, la présidence camerounaise aurait décidé, le 5 juin, de privilégier un trajet passant par Garoua, Maroua, Kousseri et N’Djamena, plutôt qu’un tracé central via Figuil-Pala ou un corridor passant par Moundou et Bongor. De plus, il était question de l’approbation d’un protocole avec Etihad Rail pour l’actualisation de l’étude de faisabilité du projet.

Le projet d’interconnexion ferroviaire, évalué à plus de 6 000 milliards de FCFA, soit environ 9 milliards d’euros, est vu comme un élément clé pour le désenclavement du Tchad et l’amélioration des échanges sous-régionaux. En réponse à ces enjeux, le gouvernement tchadien a réaffirmé son « pleine mobilisation pour le désenclavement du pays » en respectant la vision du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, tout en mettant l’accent sur « la préservation des intérêts supérieurs de la Nation ».

Les autorités tchadiennes et camerounaises devront donc poursuivre leurs discussions et concertations pour aboutir à un consensus sur le tracé ferroviaire qui satisfait aux besoins et attentes des deux nations tout en respectant les impératifs économiques et stratégiques de la région.