Tchad : conférence du CICR sur le Droit humanitaire

Tchad : Le CICR organise une conférence pour promouvoir le Droit international humanitaire

N’Djamena, 4 novembre 2026 – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en collaboration avec l’École nationale de formation judiciaire (ENFJ), a tenu une conférence de grande envergure ce mercredi, axée sur le thème crucial du « Droit international humanitaire et la protection des personnes ». Cette initiative, la première du genre, vise à renforcer la compréhension et l’application du Droit international humanitaire (DIH) au Tchad.

La conférence a rassemblé un large éventail de participants comprenant des autorités nationales, des diplomates, des représentants d’organisations internationales, des membres de divers ministères, ainsi que des acteurs du secteur de la défense, de la sécurité et du domaine judiciaire. Ces échanges furent également enrichis par la présence d’organisations œuvrant dans le domaine des droits de l’homme, soulignant l’importance des discussions pour un auditoire diversifié.

Le chef de la délégation du CICR, Thierry Ribaux, a tenu à souligner l’importance de cette rencontre. « Cette première édition a permis de traiter une grande variété de sujets liés au DIH. Le Tchad montre une ouverture remarquable à l’intégration de ce droit essentiel dans ses systèmes législatifs et ses pratiques », a-t-il déclaré.

La conférence avait pour objectif de promouvoir le respect des principes fondamentaux du droit international humanitaire, tels que la protection de la vie humaine, la dignité, la justice, et la sauvegarde des populations civiles. Les discussions ont permis de mettre en lumière les défis liés à la mise en œuvre de ces principes, notamment dans le contexte de crises fréquentes qui affectent la région.

En présence de divers spécialistes, la ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargée des Droits humains, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, a pris la parole pour exprimer sa satisfaction quant à l’initiative. Elle a insisté sur l’importance de convertir les débats en actions concrètes. « Cette rencontre nous aura permis de mettre en lumière les exigences du droit international humanitaire ainsi que les difficultés de son application », a-t-elle affirmé. Mme Naïmbaye a également exprimé le souhait que cette conférence constitue le point de départ d’une nouvelle ère visant à suivre et à concrétiser les discussions engagées.

La ministre a rappelé que la responsabilité collective réside dans le fait de s’assurer que les idées partagées durant la conférence se transforment en actions tangible dans le cadre des missions quotidiennes des différents acteurs impliqués. Cette démarche est cruciale dans un pays où la protection de la vie humaine et la dignité des personnes accaparent une place centrale et où l’implémentation efficace du DIH peut avoir un impact considérable sur la société civile.

Le CICR et l’ENFJ promettent de continuer leurs efforts pour renforcer la compréhension et la mise en œuvre du DIH au Tchad. Dans un environnement complexe où les enjeux humanitaires sont omniprésents, cette initiative représente une avancée significative vers l’amélioration des conditions de vie des civils. En sensibilisant différents secteurs à ces problématiques urgentes, le CICR espère encourager un changement positif durable au sein des pratiques nationales.

Cette conférence s’inscrit dans une série d’efforts soutenus du CICR visant à favoriser le respect du DIH, non seulement en réponse à des situations critiques, mais aussi en tant qu’approche préventive pour améliorer la résilience des systèmes juridiques et sociaux face aux diverses opportunités et défis du pays.