Tchad : conflit meurtrier autour d’un puits au Salamat
Tchad : un désaccord sur un puits engendre de la violence au Salamat
Le 5 novembre 2026, un conflit tragique a éclaté à Saba-Andjou, un village situé à 35 km de Haraze, dans le département de Haraze-Mangueigne, où deux communautés locales ont été impliquées dans des affrontements ayant abouti à la mort de deux personnes et à cinq autres blessées.
L’incident a commencé lorsque les représentants des deux communautés se sont réunis dans le but de concilier leurs positions sur l’emplacement d’un puits à creuser dans la localité de Tourda-Mak, à environ dix kilomètres de la ville de Haraze. Ce projet, essentiel pour l’approvisionnement en eau de la région, est devenu le point de discorde entre les deux groupes, entraînant une escalade qui a rapidement dégénéré en violence.
Dans un contexte où l’accès à l’eau potable est crucial pour les populations, la répartition des ressources naturelles peut être source de tensions dans de nombreuses régions. Au Tchad, ces conflits autour de l’eau et de la terre sont fréqu et témoignent de la lutte des communautés pour la survie dans un environnement aride où les ressources sont limitées.
Pour tenter de désamorcer la situation, le préfet du département a été dépêché sur les lieux dès le lendemain des événements. Sa mission est d’assurer le rétablissement de l’ordre et de favoriser un dialogue entre les parties en conflit. Son intervention vise à apaiser les tensions et à éviter que de nouvelles escalades de violence ne surviennent.
Les autorités locales appellent à la retenue et insistent sur l’importance de la communication pour résoudre des problèmes qui, s’ils ne sont pas traités rapidement, peuvent provoquer des conséquences tragiques pour la communauté. Les tragédies comme celle de Saba-Andjou rappellent l’importance d’une gestion équitable des ressources en eau, essentielle pour garantir la paix sociale et le développement durable dans les zones rurales.
La situation en Salamat souligne la nécessité urgente d’initiatives visant à sensibiliser les communautés sur la gestion des ressources et à favoriser des mécanismes de résolution pacifique des conflits. Des efforts sont requis tant au niveau local que national pour prévenir la répétition de tels incidents, qui mettent en péril la vie et la sécurité des populations.
À mesure que les enquêtes avancent et que les blessures se cicatrisent, un appel est lancé aux organismes compétents et aux décideurs pour qu’ils investissent dans des infrastructures et des systèmes de médiation capables d’apporter des solutions durables aux défis auxquels sont confrontées ces communautés.