Tchad : l’ANADER célèbre ses retraités et valorise leur héritage professionnel

L’ANADER rend hommage à ses agents retraités

Le 12 février 2026, l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) a célébré, au sein de son siège, une cérémonie en l’honneur de 33 agents ayant récemment pris leur retraite. Ceux-ci ont été reconnus pour leur service et leur détermination à surmonter divers défis durant leur parcours professionnel.

Une reconnaissance méritée

La cérémonie, dirigée par le directeur général de l’ANADER, Hissein Youssouf Galmaye, a marqué un moment symbolique pour l’agence et ses employés. Hissein Youssouf a salué le parcours de chacun des retraités, soulignant leur « détermination » et leur engagement à servir l’institution. Lors de cet événement, des attestations de reconnaissance ont été remises aux agents, célébrant leur contribution au développement rural au Tchad.

Pourtant, cette reconnaissance intervient dans un contexte difficile. Blagué Ndoalbé, porte-parole des retraités, a exprimé des préoccupations concernant le délai excessif auquel ces anciens agents ont dû faire face pour bénéficier de leurs droits après leur départ. Il a souligné qu’un total de 13 mois s’est écoulé sans qu’ils ne puissent accéder à leurs prestations de retraite, une situation qu’il déplore.

Un enjeu de justice sociale

La cérémonie a non seulement marqué un moment de fête, mais a également soulevé des questions sur la gestion des droits des employés en fin de carrière au sein de l’ANADER. La lenteur administrative et les retards dans le versement des pensions sont souvent des problématiques récurrentes, touchant de nombreuses agences publiques. Cette situation évoque une plus large question de justice sociale dans la gestion des ressources humaines au sein de l’administration tchadienne.

Les réactions des participants à la cérémonie reflètent une ambivalence entre la joie de la reconnaissance et la frustration face aux délais de traitement. Les témoignages recueillis montrent que, malgré la solennité de l’événement, l’inquiétude demeure quant à la prise en charge des retraités, dont le travail a été essentiel au développement rural. « Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes. Il est essentiel que nos droits soient respectés, même après notre départ », a déclaré l’un des anciens employés.

Conclusion

La cérémonie organisée par l’ANADER pour honorer ses agents retraités illustre à la fois un geste de valorisation et une réalité préoccupante concernant le traitement des droits des employés. Ce moment de reconnaissance s’accompagne d’un besoin urgent d’amélioration des conditions de départ et de la gestion des droits des retraités. En ce sens, l’événement pose une question importune mais cruciale : celle de l’engagement continu de l’État envers ceux qui ont dédié une part significative de leur vie à servir le pays.