Tchad : Les médias privés dénoncent l’intimidation du journaliste Mbairabé Ouaye

La Dynamique des Responsables des Médias Privés du Tchad (DYNAREMET) a exprimé ses vives préoccupations quant aux actes d’intimidation présumés subis par le journaliste Mbairabé Ouaye. Dans un communiqué rendu public, l’organisation a dénoncé les pressions exercées sur le promoteur du journal « Le Haut-Parleur », à la suite de la publication d’un article controversé.

Ces intimidations incluent la présence de plusieurs individus se faisant passer pour des connaissances du journaliste, cherchant activement à découvrir son domicile et à obtenir des informations personnelles le concernant. En outre, des appels anonymes auraient été émis, incitant Ouaye à se présenter à divers services pour des entretiens aux motifs non divulgués.

Le climat tendu autour de Mbairabé Ouaye coïncide avec la sortie de son dernier article, traitant d’un litige foncier entre deux familles locales. Cette coïncidence alimente les spéculations sur un lien potentiel entre l’article et les actes d’intimidation recensés. La DYNAREMET souligne l’importance de traiter l’actualité de manière libre et en accord avec les principes d’un État de droit, insistant sur le fait que les démarches entreprises contre le journaliste constituent une menace à l’exercice serein de sa profession.

Dans son communiqué, la DYNAREMET rappelle l’importance de respecter les mécanismes juridiques en place pour contester ou débattre des contenus médiatiques. Elle préconise que toute opposition à un article de presse devrait se faire dans le cadre légal, loin de toute forme de harcèlement ou d’intimidation.

L’organisation presse les autorités compétentes d’intervenir, assurant à Mbairabé Ouaye la protection physique et morale nécessaire. Elle appelle à une enquête approfondie pour faire la lumière sur ces événements, tout en garantissant le respect des procédures légales en vigueur.

Le communiqué réaffirme l’attachement de la DYNAREMET à la liberté de la presse, élément fondamental soutenu par la loi tchadienne du 31 décembre 2018, ainsi que par les dispositions constitutionnelles relatives à la liberté d’expression et au droit à l’information. L’organisation condamne fermement tout acte susceptible de porter atteinte à l’intégrité et à la sécurité des journalistes, soulignant l’importance cruciale de la liberté de la presse pour assurer un débat public éclairé.

Enfin, la DYNAREMET appelle les acteurs des droits humains, les associations professionnelles des médias et les partenaires nationaux et internationaux à demeurer vigilants et à soutenir cette cause. Elle insiste sur l’importance d’un engagement collectif pour protéger les journalistes et réaffirmer le pilier démocratique qu’est la liberté de la presse au Tchad.