Tchad : l’opposition refuse les élections partielles du 21 juin, un tournant politique en jeu

Opposition Tchadienne : Critique des Élections Partielles Prévue en Juin 2026

Ce jeudi 8 mai, vingt-cinq partis de l’opposition tchadienne expriment leur désaccord face à l’annonce des élections législatives et sénatoriales partielles, fixées au 21 juin 2026 dans les provinces du Hadjer-Lamis et du Chari-Baguirmi par l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE).

L’opposition, à travers un communiqué, souligne que le climat politique actuel n’est pas propice à l’organisation de ces scrutins. En cause, une crise politique persistante et une recrudescence des attaques de Boko Haram. De plus, les parties contestent la légitimité de l’ANGE, qu’elles accusent d’avoir échoué dans la gestion du dernier cycle électoral post-transition.

Face à ces inquiétudes, l’opposition formule trois principales exigences. Elle appelle d’abord à un rejet unanime des élections partielles. Ensuite, elle demande des réformes substantielles au niveau constitutionnel et législatif, considérant ces changements comme impératifs avant toute nouvelle élection. Enfin, elle insiste sur la nécessité d’harmoniser les organes électoraux et de réviser les textes électoraux, conformément à l’Accord politique du 13 août 2007.

Les leaders de l’opposition soulignent que le Tchad ne peut pas continuer dans une « démocratie de façade ». Ils insistent sur la nécessité d’élections crédibles et transparentes pour assurer la paix et la légitimité des institutions.

En conclusion, ces événements reflètent une fracture politique significative qui pourrait avoir des répercussions sur la stabilité du pays, en soulignant le besoin urgent de réformes pour renforcer la confiance dans le processus électoral tchadien.