Tchad : Mbaihadjim Josué, le combat pour remarcher
Tchad : Le Combat de Mbaihadjim Josué pour Remarcher
Près de cinq ans après un accident de la circulation, Mbaihadjim Mbainodjiel Josué, âgé de 29 ans, lutte sans relâche pour retrouver sa mobilité perdue. Cet accident, survenu le 3 décembre 2021, a laissé Josué avec de graves blessures au pied droit. Ce diplômé en communication se heurte désormais à des obstacles financiers et juridiques alors qu’il cherche à obtenir les soins médicaux nécessaires.
Le drame s’est produit alors que Josué se trouvait en ville. « Un gros porteur nous a percutés, d’autres usagers et moi. Mon pied droit a presque été broyé », relate-t-il. Transporté en urgence au Centre hospitalo-universitaire de référence nationale, il y reçoit une intervention chirurgicale. Les médecins découvrent alors des fractures complexes : deux au tibia, une à la rotule nécessitant une prothèse, et plusieurs à la cuisse.
Dans les jours qui suivent, la compagnie d’assurance du véhicule impliqué prend contact avec Josué. Mais leur soutien financier se révèle limité et s’amenuise rapidement. « Ils ont d’abord contribué avec une somme modeste puis ont cessé de reconnaître leur engagement », explique-t-il. Le véhicule était assuré par la société Carte Rose, basée à Yaoundé.
Confronté à cette impasse, Mbaihadjim engage une procédure judiciaire en 2022, espérant trouver une issue légalement. Mais la situation demeure inchangée et l’affaire stagne. « Depuis, aucune solution ne s’est présentée », déplore-t-il.
Face à l’insuffisance des ressources médicales locales, les médecins de l’hôpital La Renaissance l’orientent vers une évacuation sanitaire à l’étranger, suggérant notamment la Tunisie ou la Turquie comme destinations possibles. Cependant, le coût estimé de cette évacuation, 5 millions de francs CFA, est un obstacle majeur pour Josué. « Mes moyens financiers ne me permettent pas de prendre en charge cette dépense », avoue-t-il.
Père de famille, Josué doit également subvenir aux besoins de ses proches, une tâche rendue compliquée par ses limitations physiques et financières. « J’ai une famille et je ne parviens pas à m’en occuper correctement. Il faut absolument cette opération », implore-t-il, lançant un appel à l’aide aux autorités et aux âmes bienveillantes.
Malgré l’espoir et la détermination qui l’animent, chaque journée est un défi pour Josué. « La douleur persiste à chacun de mes déplacements, et je dors peu la nuit », confie-t-il. Les traitements médicamenteux lui procurent un répit temporaire, mais ne suffisent pas à assurer une véritable guérison. Des pièces métalliques demeurent insérées dans son genou, nécessitant une intervention urgente.
Mbaihadjim Mbainodjiel Josué espère sincèrement que son appel résonnera et qu’il pourra enfin bénéficier des soins nécessaires pour retrouver une vie normale après des années d’adversité. Son parcours est le récit poignant d’un combat pour la dignité et la santé, contre les vents contraires des circonstances.
En attendant un dénouement favorable, Josué poursuit sa lutte quotidienne, déterminé à marcher à nouveau un jour sans douleur et à subvenir aux besoins de sa famille avec la dignité retrouvée.