Tchad : quatre ex-rebelles choisissent la paix et rentrent
Quatre anciens membres du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) ont fait leur retour au Tchad le 16 septembre dernier, marquant un tournant dans le processus de réconciliation nationale. Conduite par Oueikonga Guelmine Kemdah, la délégation a été reçue à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djaména par Mahamat Barh Béchir Kindji, président de la Commission chargée du retour des politico-militaires et des exilés au sein de la Médiature de la République.
Ce retour est symbolique dans un contexte où le FACT reste l’un des groupes politico-militaires qui n’a pas encore signé l’accord de Doha. Pourtant, ces quatre personnalités, autrefois engagées dans la lutte armée après avoir dirigé des partis politiques, ont choisi de répondre à l’appel du maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, président de la République, qui prône une politique de réconciliation et de main tendue.
À l’aéroport, Oueikonga Guelmine Kemdah a exprimé son émotion et son espoir devant cette nouvelle phase. « Le temps de se retrouver est arrivé », a-t-il déclaré, appelant à tourner la page du passé et à se concentrer sur un avenir de paix. Il a souligné leur retour non pas pour raviver de vieilles rancunes, mais pour contribuer à la cicatrisation des blessures et à l’unité nationale.
Le responsable a remercié le président Déby Itno et les autres acteurs impliqués dans ce processus, en précisant que la réconciliation est une œuvre collective, nécessaire pour reconstruire le pays. « La réconciliation n’est jamais le travail d’une seule personne. Elle est le résultat de plusieurs mains qui se tendent, de plusieurs cœurs qui acceptent de pardonner et de plusieurs volontés qui décident de construire plutôt que de détruire », a-t-il affirmé.
Ce retour est aussi un message adressé à d’autres groupes rebelles ou exilés : il est temps de revenir, de participer avec tous les acteurs nationaux à l’édification d’un Tchad stable et pacifique. Dans ce sens, la délégation a déclaré son entière disponibilité à contribuer aux côtés des autorités et des institutions tchadiennes.
Oueikonga Guelmine Kemdah a rappelé que la démarche de paix nécessite humilité et dévouement, et que leur retour s’accompagne de leur expertise et amour pour leur patrie. Ce geste s’inscrit dans un cadre plus large de réconciliation, où chaque retour compte comme une pierre ajoutée à l’édifice national.
Pour sa part, Mahamat Barh Béchir Kindji a salué le retour de ces quatre figures, louant leur décision comme un acte de courage et de foi en l’avenir du Tchad. « Ces quatre cadres du FACT ont dit oui à la paix. Ils ont dit oui à la main tendue du chef de l’État. Ils ne sont pas les premiers à faire ces gestes et ils ne seront pas non plus les derniers, on l’espère », a-t-il précisé, soulignant que ce retour s’aligne parfaitement avec la politique de réconciliation menée par le gouvernement.
Ainsi, le retour de ces leaders politico-militaires marque une étape clé dans le cheminement vers une paix durable au Tchad. Il incarne l’espoir d’une société où l’engagement collectif et le dialogue priment sur les divergences passées.