Tchad : un cinquième magistrat révoqué, la justice en turbulence

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s’est réuni ce vendredi 13 février 2026 sous la présidence de Samir Adam Annour, pour examiner plusieurs dossiers disciplinaires. Cette session a abouti à la révocation du magistrat Barnabas Koutchouna Bortouang.

Au cours de cette réunion, six magistrats ont été entendus en présence de leurs avocats. Après de longues délibérations, le Conseil a pris plusieurs décisions marquantes. Barnabas Koutchouna Bortouang a été révoqué, bien que ses droits à la pension soient maintenus, une décision qui illustre la gravité des faits reprochés. Par ailleurs, Hassan Yacoub a été sanctionné par une exclusion temporaire de six mois.

Le Conseil a également sollicité des compléments d’enquête pour les magistrats Beassoum Rodrigue, Abdelaziz Youssouf, Toudji Rangar et Taoka Bruno, suggérant que les investigations sont loin d’être terminées pour ces affaires.

Cette réunion, débutée à 9h30 et conclue à 13h, a été relatée dans un compte rendu officiel signé par Moustapha Maidoudou, le secrétaire administratif du CSM. Cependant, les raisons spécifiques des sanctions n’ont pas été divulguées dans le document.

Cet événement s’inscrit dans un contexte plus large de resserrement des règles au sein de l’appareil judiciaire. C’est le cinquième magistrat révoqué en moins de deux semaines, signalant une volonté claire de renforcer l’intégrité du système judiciaire.

Ces développements récents témoignent de l’engagement des autorités à maintenir un haut niveau de probité au sein de la magistrature. L’importance accordée à ces mesures disciplinaires souligne la détermination du CSM à traiter avec rigueur toute violation éthique.

En conclusion, ce cycle de sanctions illustre un engagement renouvelé envers la transparence et la responsabilité dans le milieu judiciaire.