Tchad : un premier pas vers la résilience climatique et l’habitat durable en 2026
Le Tchad face au défi de la résilience climatique et de l’habitat durable
Ce 5 février 2026, le Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE) du Tchad a inauguré sa première session ordinaire de l’année, centrée sur le thème crucial de la résilience climatique et de l’habitat durable.
La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous la présidence de Dr Ahmat Mbodou Mahamat, président du CESCE, en présence de figures politiques de premier plan, notamment le ministre d’État chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Limane Mahamat. Dans son discours, le Dr Ahmat Mbodou Mahamat a insisté sur l’importance d’une refonte totale des pratiques de construction, de l’aménagement du territoire, ainsi que de la gestion urbaine et rurale. Le défi est clair : offrir aux citoyens un environnement de vie décent, durable et respectueux de l’écosystème.
Le président du CESCE a exprimé ses préoccupations concernant la croissance urbaine rapide du pays, souvent chaotique et mal planifiée. Il a soulevé des problèmes majeurs tels que l’absence de règles suffisantes en matière d’urbanisme et de construction, et l’habitude préoccupante de s’établir dans des zones à risques, exposant ainsi les communautés aux dangers des inondations, des crues et des vents violents. Ces problèmes accroissent la vulnérabilité non seulement des ménages, mais aussi des infrastructures économiques et des moyens de subsistance.
Malgré les initiatives déjà mises en place par le gouvernement, le secteur de l’habitat au Tchad continue de faire face à de nombreux obstacles institutionnels, financiers, techniques et technologiques. Cela affecte la majorité des habitants, qui vivent souvent dans des logements précaires, construits sans respect des normes et à partir de matériaux onéreux et inadaptés aux conditions climatiques locales. Le manque de confort thermique et la faible résistance aux aléas climatiques en sont des conséquences directes, ce qu’a vivement déploré Dr Ahmat Mbodou Mahamat.
Face à cette situation, il a lancé un appel à l’union de tous les acteurs concernés : l’État, les collectivités territoriales, les professionnels du bâtiment et les populations locales. Il s’agit de développer ensemble des politiques efficaces d’habitat résilient, intégrant à la fois la réduction des risques de catastrophe, l’adaptation au changement climatique, et la protection des personnes les plus vulnérables.
Les travaux de cette session, prévue pour se poursuivre jusqu’au 19 février, s’articuleront autour d’une analyse approfondie des effets du changement climatique sur l’habitat au Tchad. Cela impliquera une évaluation des réponses étatiques actuelles, ainsi que l’élaboration de recommandations opérationnelles et réalisables.
En abordant ces enjeux, le CESCE vise à positionner le Tchad face aux défis climatiques contemporains, tout en recherchant des solutions innovantes et durables pour le futur.