Tensions à la CNDH : le président critique le comportement du rapporteur général
Crise à la Commission Nationale des Droits de l’Homme : une Gouvernance Contestée
Une tempête de discorde agite les rangs de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) après qu’une lettre du président Belngar Larmé Jacques a soulevé des inquiétudes quant à la gouvernance de l’institution.
Des Tensions Révélées : Un Conflit Interne Éclate
Le 24 février 2026, le président de la CNDH, Belngar Larmé Jacques, a adressé une lettre à son rapporteur général, déplorant des dysfonctionnements graves dans la gestion institutionnelle. Au cœur de ce désaccord figure l’introduction supposée irrégulière d’une saisine du Conseil constitutionnel, que le président n’avait pas approuvée. Selon lui, celle-ci porte atteinte aux principes fondamentaux de loyauté et de bonne administration.
Le différend découle d’un avis juridique du Conseil constitutionnel, délivré le 19 février 2026, concernant le renouvellement partiel anticipé de trois commissaires de la CNDH. Ces commissaires, sélectionnés par tirage au sort le 11 mars 2024, sont censés exercer leur mandat jusqu’en février 2028. L’avis du Conseil a déclaré ce processus de renouvellement non conforme.
Un Président Surpris et Outré
Belngar Larmé Jacques a exprimé sa surprise en découvrant la démarche pendant qu’il était en mission officielle à l’étranger. Il affirme n’avoir été ni consulté ni informé, un fait qu’il considère comme un manquement délibéré au protocole. La lettre soulève également des préoccupations quant aux actions entreprises au-delà des attributions établies et au recours à la juridiction constitutionnelle pour des questions internes concernant la durée des mandats et la validité des processus électoraux.
Le président dénonce par ailleurs l’utilisation de sa signature pour cette saisine sans autorisation formelle ni délégation appropriée. Ceci, selon lui, constitue une violation grave des normes de gouvernance et des principes tels que la sécurité juridique et la non-rétroactivité.
Un Impact Potentiel sur la Crédibilité de la CNDH
Ce développement est susceptible de jeter une ombre sur la crédibilité de la CNDH, affectant non seulement son fonctionnement interne mais également la perception publique de son intégrité. Des observateurs notent que ce genre de controverse peut aussi miner la confiance du public dans les institutions destinées à protéger et promouvoir les droits humains.
En conclusion, la demande du président Jacques de recevoir des explications détaillées sur les raisons de cette initiative sans consultation préalable marque un point crucial dans cet épisode tumultueux. Ce conflit interne soulève des questions sur la gouvernance et la cohésion au sein de la Commission, promettant ainsi d’être un sujet de discussions animées dans les mois à venir.