Tensions au marché de Dembé : la réorganisation des places suscite colère et frustrations parmi les commerçantes.
Tensions au marché de Dembé : un nouvel aménagement contesté par les commerçantes
Le marché de Dembé, situé à N’Djamena dans le 7ᵉ arrondissement, est au cœur d’une controverse suite à la réallocation des espaces réservés aux commerçantes, engendrant frustrations et incompréhensions.
Depuis l’implémentation d’un nouvel aménagement à l’intérieur du marché, plusieurs vendeuses se plaignent de l’insuffisance des emplacements disponibles. Malgré l’attribution de nouveaux emplacements, de nombreuses commerçantes estiment que ces espaces ne répondent pas à leurs besoins. En effet, certaines d’entre elles soutiennent qu’il est impossible d’accueillir toutes les vendeuses dans les zones nouvellement désignées.
« Une de nos sœurs a réussi à obtenir un grand espace pour exposer ses marchandises, mais elle refuse de partager ne serait-ce qu’une petite place avec les autres. C’est pour cela que nous sommes contraintes de rester à l’extérieur », témoigne une commerçante rencontrée sur place. Cette situation a amené bon nombre de vendeuses à poursuivre leurs activités à l’extérieur, un fait qui nourrit un sentiment de frustration et exacerbe les tensions entre celles qui y sont installées et celles qui se retrouvent à l’extérieur.
À l’extérieur du marché, plusieurs commerçantes continuent ainsi d’exposer leurs produits, malgré l’absence d’espace à l’intérieur. Ce manque de place s’avère problématique, non seulement pour les vendeuses, mais également pour les clients. Les commerçantes à l’intérieur du marché expriment leurs craintes quant à la fréquentation de leur espace de vente, arguant que les vendeuses en extérieur nuisent à leur activité. « Certaines d’entre elles bloquent l’entrée. Les clients qui viennent se contentent de s’arrêter pour acheter leurs légumes là-bas, et négligent d’entrer vers nous. Tous devraient être à l’intérieur, et il est crucial de garantir un passage pour les clients », explique une autre commerçante.
Cette situation délicate soulève des préoccupations quant à la gestion des espaces au sein du marché. Bon nombre de commerçantes appellent les responsables à prendre en main une réorganisation de la répartition des emplacements pour permettre à chaque vendeuse d’exercer son activité dans des conditions satisfaisantes et éviter une escalade des tensions.
La question de l’équité dans la distribution des espaces ne semble pas être un incident isolé. Elle résonne avec d’autres préoccupations au sein des marchés de la ville, où la concurrence est déjà aiguë et où les enjeux économiques sont primordiaux. Les commerçantes, pilares de l’économie locale, demandent une prise en compte de leurs revendications pour assurer la pérennité de leurs activités dans un environnement commercial qui doit rester équitable et inclusif.
Enfin, l’avenir du marché de Dembé dépendra sans doute d’une volonté collective de dialogue entre les commerçantes et les autorités, afin de trouver des solutions adéquates à cette situation complexe, qui impacte non seulement les vendeuses, mais aussi l’ensemble des clients fréquents de ce lieu emblématique de la vie économique de N’Djamena.