Tiani inspire les forces de défense de Diffa et renforce la résilience nationale face aux défis sécuritaires.
Tensions au Niger : le Président Tiani accuse la France de vouloir déstabiliser le pays
Le Président du Niger, Tiani, a récemment tenu des propos accusateurs à l’égard de la France, affirmant que le président Emmanuel Macron cherche à diviser l’Afrique et à déstabiliser son pays depuis les événements marquants du 26 juillet 2023.
Lors d’une allocution devant les forces de défense et de sécurité (FDS), Tiani a mis en avant l’héritage de bravoure des anciens combattants et a évoqué le contexte sécuritaire de la région du Manga. Il a souligné que les défis actuels sont le prolongement des luttes passées et a insisté sur la nécessité de coopérer avec les pays voisins, y compris le Nigeria, pour faire face à ces enjeux.
La déclaration de Tiani s’inscrit dans un climat de tensions régionales, marquées par le coup d’État du 26 juillet et les dynamiques politiques qui en ont découlé. Il a affirmé que certaines puissances extérieures, en particulier la France, tentent de saper la stabilité du Niger. « Cette guerre que nous menons est une guerre totale, voulue par la France et son chef Emmanuel Macron », a-t-il déclaré. Il a mis en exergue le soutien qu’il a reçu de la part des dirigeants du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée, en réponse à ses accusations contre Paris.
Tiani a également critiqué le colonialisme historique, déclarant que la conférence de Berlin avait partagé le continent africain comme si ses pays étaient des héritiers d’un passé qu’ils ne possèdent pas. « Ils veulent reprendre l’histoire en divisant l’Afrique via la CEDEAO, mais ce temps est révolu », a-t-il ajouté, marquant une position ferme contre toute tentative d’interférence extérieure.
Le Président du Niger n’a pas hésité à alerter ses troupes sur les risques encourus, exhortant les FDS à rester vigilantes et déterminées dans leur combat pour la souveraineté nationale. Tiani a affirmé que l’État continuera à les soutenir dans cette lutte qu’il considère essentielle pour la dignité et la survie du pays.
Ce discours s’inscrit dans un contexte tendu, où le Niger et d’autres pays de la région tentent de redéfinir leur souveraineté face à ce qu’ils perçoivent comme des influences néocoloniales. La situation au Niger, avec ses implications pour la sécurité régionale, reste ainsi sous haute surveillance, tant au niveau national qu’international.