Touadéra renforce la coopération stratégique avec Dubaï pour un développement durable

Partenariats internationaux : le Président Touadéra renforce les investissements en République Centrafricaine

En marge du Sommet Mondial des Gouvernements, le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, a engagé plusieurs discussions avec des investisseurs étrangers dans le but de créer des synergies et d’assurer le financement de divers programmes du Plan National de Développement (PND).

Audiences fructueuses avec des acteurs clés

Le sommet a permis à M. Touadéra de rencontrer des délégations d’entreprises et d’institutions financières internationales. Parmi elles, la première audience s’est tenue avec Global South Utilities (GSU), qui soutient le projet de la centrale solaire de Sakaï 2. Prévu pour débuter en août 2025, ce projet a pour objectif d’augmenter la capacité de production d’électricité de l’actuelle centrale de 25 MW. Une fois achevé, il électrifiera près de 300 000 foyers dans la capitale, Bangui. Ali ALSHIMMARI, le Directeur Général de GSU, a réaffirmé l’engagement de son entreprise à réaliser ce projet dans les délais impartis et a montré un vif intérêt pour des investissements supplémentaires dans l’hydraulique et d’autres infrastructures.

Le Président Touadéra a poursuivi avec une rencontre significative avec la Banque Asiatique d’Investissement pour les Infrastructures (AIIB). Cette institution multilatérale, consacrée au financement d’infrastructures durables en Asie et à l’échelle mondiale, a manifesté son intérêt pour des projets à grande échelle en République Centrafricaine, notamment dans les domaines du transport, de l’énergie et de la logistique. Ce type d’engagement semble crucial à une époque où les infrastructures du pays nécessitent des améliorations significatives pour stimuler la croissance économique.

En outre, le Président a reçu le Docteur Obaid Al Zaab, Président de l’Autorité Arabe d’Investissement et Développement Agricole (AAAID). Les discussions ont porté sur des investissements dans le secteur de l’agrobusiness, avec un accent particulier sur les filières du coton, du café et de l’élevage. Cette attention portée à l’agriculture pourrait renforcer l’autonomie alimentaire de la République Centrafricaine tout en créant des emplois et en développant des chaînes de valeur locales.

Un message de stabilité et de développement

Lors de ces échanges, Faustin Archange Touadéra a tenu à rassurer ses interlocuteurs sur la stabilité actuelle et future de la République Centrafricaine. Il a salué l’engagement des partenaires internationaux pour le développement du pays, soulignant que les récentes interactions illustrent l’entrée de la nation dans une phase de croissance affirmée. Cette dynamique est perçue comme un signe encourageant par les investisseurs étrangers, qui peuvent redécouvrir le potentiel économique de la République Centrafricaine, souvent en proie à l’instabilité.

La présence au côté du Président de personnalités clés telles qu’Obed NAMSIO, Ministre d’État et Directeur de cabinet, et Pascal BIDA KOYAGBELE, Ministre Conseiller en charge des Grands Travaux, ajoute une dimension stratégique aux discussions. Ces collaborations témoignent d’une volonté politique forte de réunir les acteurs pour un seul objectif : le développement socio-économique du pays.

Importance des partenariats pour l’avenir du pays

Les rencontres de Touadéra avec ces acteurs internationaux soulignent l’importance croissante des partenariats dans le cadre du développement national. Dans un pays comme la République Centrafricaine, où les défis économiques et sociaux sont nombreux, l’attraction d’investissements étrangers peut être un vecteur essentiel de changement. Avec des projets ambitieux tels que la centrale solaire de Sakaï 2 et les initiatives dans le secteur de l’agrobusiness, le pays s’oriente vers une diversification de son économie, qui pourrait stabiliser davantage son environnement politique et social.

En outre, ces efforts s’inscrivent dans un contexte mondial où le financement de projets durables est de plus en plus pressant. Les pays en développement sont souvent ceux qui bénéficient le plus d’une telle attention, et la République Centrafricaine, avec ses ressources naturelles et ses opportunités économiques, ne fait pas exception.

Les prochains mois seront déterminants pour observer comment ces partenariats vont se traduire par des actions concrètes sur le terrain, et si les engagements promis se matérialiseront en projets tangibles et durables. Au-delà des discours, l’avenir de la République Centrafricaine dépend désormais de la manière dont ces alliances seront concrétisées.