Tragédie dans l’État de Borno : des dizaines de victimes en Nigeria
Violente embuscade meurtrière dans l’État de Borno
Dans la nuit de mercredi à jeudi, une attaque de militants de l’État islamique a coûté la vie à une dizaine de personnes, incluant des soldats, sur le pont de Wajiroko, dans l’État de Borno, au Nigeria.
Les détails terrifiants de cette embuscade font état de jihadistes de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ciblant des ouvriers qui travaillaient sur l’infrastructure. Selon des sources locales et médicales, l’assaut s’est soldé par plusieurs victimes, dont des membres des forces armées. Les corps des victimes ont été transportés à l’hôpital général de Biu, parmi eux figuraient cinq soldats, 15 ouvriers du bâtiment et des chasseurs locaux.
Cette attaque intervient dans un contexte de violence croissante dans cette région du Nigeria, où les jihadistes intensifient leurs opérations militaires. L’ISWAP, issu d’une faction dissidente de Boko Haram depuis 2016, focalise souvent ses attaques sur les forces de sécurité, sans toutefois épargner les civils.
L’insurrection jihadiste, qui a débuté en 2009, a déjà provoqué la mort de plus de 40 000 personnes et déplacé près de deux millions d’autres dans le nord-est du pays, selon les Nations unies. Cette récente attaque illustre la gravité persistante de la situation sécuritaire dans cette zone.
Ibrahim Liman, membre d’un groupe d’autodéfense local, a précisé que de nombreux soldats sont toujours portés disparus après l’assaut. De plus, l’attaque à Sabon Gari est survenue seulement deux jours après une autre série de violences ayant entraîné la mort de neuf soldats nigérians près de Damasak, à proximité de la frontière nigérienne.
Le conflit persistant dans cette région du Nigeria continue de poser un défi majeur pour le gouvernement et les forces armées, alors que l’ISWAP maintient sa stratégie de terreur. Avec chaque attaque, les populations locales restent dans l’incertitude et la peur, suscitant des préoccupations sur la stabilité future de cette zone déjà fragile.