Trois prévenus en détention pour vol de motos au TGI de N’Djamena

Procès au TGI de N’Djamena : trois prévenus maintenus en détention pour recel de moto volée

N’Djamena, 21 septembre 2026 — Le Tribunal de grande instance (TGI) de N’Djamena a traité, ce lundi, une affaire touchant à la criminalité liée aux motos volées, dans laquelle trois hommes se retrouvent poursuivis pour recel de vol et complicité. Les prévenus, dont l’âge et les identités n’ont pas été divulgués, contestent les charges portées contre eux et se retrouvent actuellement en détention provisoire en attente d’une suite judiciaire.

Lors de l’audience, les trois prévenus ont exprimé leurs versions des faits. Le premier homme a relaté qu’il avait été mis en contact avec une personne désireuse de vendre une moto. N’ayant pas les moyens d’acheter l’engin lui-même, il a alors sollicité l’aide d’un tiers pour trouver un éventuel acheteur. Ce dernier intermédiaire a également plaidé son innocence, soutenant qu’il ignorait totalement que la moto était volée. Enfin, l’acheteur final s’est défendu en affirmant qu’il suivait les pratiques habituelles du marché informel, où l’acquisition de deux-roues sans documents justificatifs est courante. Selon lui, cela a joué un rôle dans sa décision de conclure la transaction sans exiger de pièces administratives.

Le représentant du ministère public a, pour sa part, précisé que la moto au centre de cette affaire était bel et bien le produit d’un vol, mais a souligné que l’enquête en cours n’avait pas encore permis d’identifier ni d’interpeller le vendeur d’origine. Cette situation soulève des questions sur la traçabilité des véhicules à moteur sur le marché local.

En l’absence de la partie civile lors du procès, le juge a décidé de renvoyer l’affaire à une audience ultérieure. Cette décision vise à permettre des investigations complémentaires et, potentiellement, la comparution de la victime. Les trois hommes ont donc été reconduits à la maison d’arrêt de Klessoum, où ils resteront placés sous le régime de la détention provisoire jusqu’à la prochaine session judiciaire.

Cette affaire met en lumière les enjeux sécuritaires liés à la vente de véhicules dans le pays, ainsi que les difficultés rencontrées par les autorités dans la lutte contre le vol de motos, un phénomène qui semble en augmentation dans la région. Le TGI de N’Djamena continue de jouer un rôle crucial dans l’examen de ces cas de recel afin de rendre justice tout en assurant la sécurité des citoyens.