Trump exhorte au retrait de la CPI
Donald Trump appelle au retrait des États parties de la Cour pénale internationale
Lors de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le président américain Donald Trump a pris une position forte et controversée contre la Cour pénale internationale (CPI), en appelant les États membres à se retirer sans délai de cette institution. Son allocution, marquée par des critiques virulentes, a attiré l’attention des acteurs internationaux sur le rôle et l’influence de la CPI.
Dans son discours, Trump a exhorté les pays membres à prendre des mesures immédiates pour se dissocier de ce qu’il a décrit comme une institution « hors de contrôle ». Le président a été très direct, déclarant : « J’appelle tous les pays membres de la CPI à se retirer officiellement et immédiatement de cette institution hors de contrôle ». Dans sa version anglaise, le président n’a pas hésité à parler de « rogue institution » et a critiqué ce qu’il considère comme un groupe « de gens malfaisants ».
Donald Trump a insisté sur le fait que les États-Unis ne permettraient jamais que leurs citoyens, notamment les militaires et les responsables gouvernementaux, soient soumis à des procès qu’il a qualifiés de « spectacles » par un tribunal qu’il considère « anti-américain » et dépourvu de toute juridiction sur eux. Il est important de noter que les États-Unis, à l’instar d’Israël, de la Russie et de la Chine, ne sont pas signataires du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI.
Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump exprime son opposition ferme à la CPI. En juillet 2026, le secrétaire d’État Marco Rubio avait déjà déclaré une campagne visant à démanteler la CPI, pierre par pierre si nécessaire, en la qualifiant de menace intolérable à la souveraineté des États-Unis.
La déclaration du président intervient dans un contexte de tensions déjà palpables entre les États-Unis et la CPI. Washington a longuement critiqué la crédibilité et l’impartialité de la Cour, évoquant des préoccupations concernant le respect des droits souverains des États. Cette offensive diplomatique pourrait éventuellement influencer d’autres nations en faveur ou contre la CPI, dépendant de leurs intérêts stratégiques et de leurs relations bilatérales avec les États-Unis.
En réponse, plusieurs analystes et défenseurs des droits de l’homme ont exprimé leurs préoccupations face à l’appel de Donald Trump. Ils craignent que cet appel au retrait ne compromette les efforts mondiaux pour la justice internationale et la responsabilité des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, et du génocide.
L’invitation de Trump à quitter la CPI soulève également des questions quant à l’avenir de la justice pénale internationale, mettant en exergue les tensions entre souveraineté nationale et justice globale. Pour beaucoup, le débat sur l’efficacité et les limites de la CPI est loin d’être clos, la question cruciale étant de savoir comment renforcer cette institution sans compromettre la souveraineté des nations.
Les répercussions de cet appel sur les relations internationales et la légitimité de la CPI seront indéniablement suivies de près par les observateurs et les gouvernements partout dans le monde, dans une période où les valeurs de justice et de coopération internationale sont de plus en plus testées.