Ultimatum de deux semaines des organisations handicapées pour rouvrir l’axe N’Djamena-Kousseri
Des personnes handicapées dénoncent la fermeture de l’axe N’Djamena-Kousseri
Le 28 février, des membres des Organisations des personnes handicapées (OPH) ont exprimé leur mécontentement concernant la fermeture de l’axe routier N’Djamena-Kousseri, fermée depuis le 15 novembre 2025, perturbant leurs activités commerciales.
Réunis à N’Djamena, les OPH, représentées par leur secrétaire général, Mberdoum Pierre, ont tenu un point de presse pour évoquer les difficultés engendrées par cette situation. La fermeture de cette route essentielle a paralysé les échanges commerciaux pour de nombreux handicapés qui dépendent de cette voie pour leur subsistance. Les OPH ont donné deux semaines aux autorités pour résoudre le problème, faute de quoi elles envisageront d’autres actions.
Appelant à la retenue, Mberdoum Pierre a souligné l’importance de maintenir un discours pacifique et non violent. Il a encouragé les membres de l’organisation à éviter les manifestations qui pourraient aggraver la situation ou compromettre les négociations en cours pour la réouverture de la route.
Les organisations ont également interpellé le ministère de l’Action sociale, ainsi que la Direction générale des Douanes, pour fournir des explications sur les raisons qui entravent la réouverture. Elles considèrent cet axe comme vital pour environ 90 % de leurs membres. L’incertitude qui règne menace leur sécurité alimentaire, leur logement et la scolarisation des enfants.
Les précisions sur les difficultés rencontrées par ces communautés soulèvent des préoccupations croissantes quant à la capacité des autorités à résoudre ces obstacles. Si aucune mesure concrète n’est prise dans le délai fixé, les OPH ont indiqué qu’elles prendraient les mesures qu’elles jugeraient nécessaires.
Cette situation met en lumière les défis auxquels font face les personnes en situation de handicap au Tchad, exacerbant leur précarité déjà alarmante et nécessitant des solutions urgentes pour garantir leurs droits fondamentaux.