Ultimatum du SET de N’Djaména : le gouvernement face à un protocole crucial

Les Enseignants Chad confrontent le Gouvernement pour Accélérer un Accord Crucial

Les membres du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) de la section de N’Djamena exigent que le gouvernement agisse rapidement pour signer le protocole d’accord tant attendu sur le statut particulier du personnel de l’enseignement.

Lors d’une assemblée générale tenue le mercredi 1er avril, les enseignants ont fixé un ultimatum au gouvernement pour qu’il ratifie le décret n°2850. Cet ultimatum demeure en vigueur jusqu’à la fin des congés de Pâques. Une fois ce délai écoulé, les représentants du SET prévoient de se réunir à nouveau pour envisager la reprise d’une grève qui pourrait paralyser le secteur éducatif. Abdelkadre Djibia, secrétaire général du SET de N’Djamena, a précisé que l’objectif principal du mouvement syndical reste la signature de cet accord, déterminant pour les primes diverses et, crucialement, l’indemnité de risque.

L’insécurité croissante dans les écoles a accentué l’urgence de cette revendication, illustrée par l’agression récente du proviseur d’un lycée à Amdjarass. Ce tragique incident souligne les dangers auxquels le personnel éducatif est exposé, rappelant à quel point les indemnités de risque sont essentielles pour leur protection et leur reconnaissance.

Malgré un climat de négociation tendu et jugé insatisfaisant, les enseignants maintiennent une approche mesurée en offrant ce délai supplémentaire. Cette décision reflète leur maturité syndicale et leur volonté de dialogue, même face aux critiques. Cependant, le temps presse, comme le rappelle Djibia, insistant sur la nécessité de ratifier l’accord et de procéder au paiement des demi-salaires de février avant la reprise.

En somme, ce bras de fer entre le SET et le gouvernement tchadien exemplifie les défis complexes et urgents d’un système éducatif en quête de meilleures conditions.