Un accusé profite d’un deuil pour commettre un vol : une tragédie doublée d’une trahison.
Un homme incarcéré à N’Djamena pour détournement de mineure
Le tribunal de grande instance de N’Djamena a examiné, ce mardi 27 janvier, une affaire impliquant un homme incarcéré à la maison d’arrêt de Klessoum, accusé de détournement de mineure.
Cette affaire a pris racine lors des funérailles d’un proche de l’adolescente, où le prévenu, selon l’accusation, aurait abusé de la vulnérabilité de la jeune fille. Le père de l’adolescente a exprimé sa volonté de voir justice rendue, précisant qu’aucune relation stable n’existait entre sa fille et l’accusé, ce dernier étant décrit comme un « simple jeune homme du quartier ».
L’homme est accusé d’avoir tiré parti des circonstances tragiques entourant le deuil pour agir. Bien qu’il ait reconnu avoir été souvent en visite chez cette famille, le père a affirmé qu’il ignorait les raisons de ces rencontres, réaffirmant que sa fille n’avait jamais eu de relations amoureuses avec le prévenu.
Lors de l’audience, le prévenu a admis les faits, mais a défendu sa position en indiquant avoir entretenu une relation avec l’adolescente pendant plus de trois ans, affirmant que son intention était de l’épouser. Il a également justifié son acte en déclarant qu’elle lui avait indiqué avoir 18 ans plutôt que 16. Interrogée, la jeune fille a confirmé cette relation, décrivant un lien amical datant du collège.
Les témoignages contrastés entre le père d’un côté et le prévenu et la jeune fille de l’autre mettent en lumière une profonde discordance quant à la nature des liens qui unissaient les deux jeunes gens, suscitant des interrogations sur les motifs réels derrière cette affaire.
Face à ces divergences, le ministère public a sollicité un report de l’affaire, qui a été accordé, avec une nouvelle audience prévue pour le week-end prochain. Dans l’intervalle, l’accusé demeure en détention.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la protection des mineurs, ainsi que sur les dynamiques familiales en période de deuil. Elle met également en exergue les défis auxquels sont confrontées les familles dans des contextes socioculturels complexes, où les relations interpersonnelles peuvent être interprétées de multiples façons.