Un agent de la DGSSIE jugé pour le vol d’un cabri à N’Djamena : les conséquences pour l’institution en jeu.
Tribunal de Grande Instance de N’Djamena : un agent de sécurité accusé de vol
Un agent de la Direction Générale des Services de Sécurité des Institutions de l’État (DGSSIE) est actuellement jugé au Tribunal de Grande Instance de N’Djamena pour des accusations de vol, en lien avec un événement survenu en mars 2026.
Le 3 mars 2026, l’agent, qui est en détention préventive à la maison d’arrêt de Klessoum depuis un an, a comparu devant la justice. Il est accusé d’avoir dérobé une chèvre. Face aux juges, il a catégoriquement nié les faits qui lui sont reprochés. Selon son témoignage, il aurait acheté l’animal de bonne foi à deux individus pour une somme de 30 000 FCFA. Toutefois, la propriétaire légitime de la chèvre a signalé le vol, ce qui a conduit à l’interpellation de l’agent. Suite aux événements, l’animal a été restitué à sa propriétaire, et l’affaire a été prise en charge par les services de la police judiciaire.
L’enquête préliminaire a révélé des complications lors de l’instruction. En effet, un Officier de Police Judiciaire (OPJ) a été accusé d’avoir tenté d’imposer une transaction financière de 50 000 FCFA, étiquetant l’agent comme receleur. Cette proposition, refusée par l’accusé, aurait dégénéré en une violente altercation verbale entre les deux hommes. Dans le cadre de l’enquête, un procès-verbal a été rédigé par le commissaire, incluant une mention sur un état de récidive, en faisant référence à une condamnation précédente de 2012. Cependant, l’agent a contesté cette allégation, affirmant que la mention de récidive découle d’un échange houleux avec le commissaire.
Le Procureur de la République a exprimé des réserves quant à la coopération entre les différents corps de police, notant que les tensions et les conflits d’attribution freinent l’efficacité des forces de sécurité. Il a fait valoir que le manque de respect mutuel entre les différentes unités est un obstacle aux missions qu’elles partagent.
Le tribunal, après avoir entendu le prévenu et pris en compte les diverses déclarations, a décidé de mettre l’affaire en délibéré. En attendant le jugement, l’agent reste en détention à la maison d’arrêt de Klessoum, une situation qui soulève des questions sur les procédures en matière de sécurité et de justice dans le pays.