Un atelier français pour booster l’employabilité des diplômés : vers une meilleure intégration professionnelle

Un projet ambitieux pour transformer l’enseignement supérieur au Tchad

Un nouveau projet, lancé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle, en partenariat avec l’Ambassade de France, vise à renforcer l’employabilité des diplômés tchadiens tout en réformant les filières d’enseignement supérieur.

Ce projet, qui met l’accent sur l’amélioration de la qualité et de la professionnalisation des cursus, répond à un besoin urgent de moderniser le secteur éducatif et de répondre aux défis du marché du travail. En se concentrant sur des domaines cruciaux tels que l’agriculture, l’agro-alimentaire et les filières agro-sylvo-pastorales, le projet s’engage à favoriser la sécurité alimentaire et à créer des opportunités d’emplois durables pour les jeunes du pays.

Mise en place de la réforme

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) a été désignée comme opérateur principal pour mener à bien cette réforme. L’un de ses représentants a exprimé sa satisfaction de pouvoir contribuer à l’établissement d’un système national d’assurance qualité qui soit à la fois solide et structurant. Ce mécanisme vise à assurer une évaluation rigoureuse et continue des programmes d’enseignement, garantissant ainsi leur pertinence et leur adéquation avec les exigences du marché.

Cinq établissements d’enseignement supérieur ont été choisis en tant qu’établissements pilotes pour cette initiative. Il s’agit de l’Université de Sarh, de l’Université d’Ati, de l’Université de Laï, de l’Université d’Abéché, et de l’Université de N’Djamena. Chacune de ces institutions jouera un rôle crucial dans l’expérimentation et la mise en œuvre des nouvelles méthodes pédagogiques.

Le Pr. Reounodji Frédéric, Secrétaire Général du ministère, a réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir toutes les initiatives visant à améliorer la qualité de l’enseignement et à valoriser le capital humain. Cette déclaration souligne la volonté des autorités de répondre aux attentes croissantes de la population en matière d’éducation.

Un contexte propice à l’évolution

La réforme s’inscrit dans un contexte où le Tchad, comme de nombreux pays africains, fait face à des défis économiques et sociaux majeurs. Le taux de chômage, en particulier chez les jeunes diplômés, est une préoccupation omniprésente. Les entreprises locales expriment un besoin croissant de professionnels qualifiés, et il devient impératif de former des jeunes capables d’intégrer rapidement le marché du travail.

En renforçant les compétences des diplômés dans des secteurs clés, le projet espère non seulement réduire le taux de chômage, mais également stimuler l’économie locale en favorisant l’entrepreneuriat et l’innovation. Les domaines d’agriculture et d’agro-alimentaire sont jugés essentiels pour le développement durable du pays, compte tenu des ressources naturelles dont dispose le Tchad.

De plus, la coopération avec la France et d’autres acteurs internationaux témoigne d’un intérêt croissant pour l’éducation en Afrique. Ce partenariat pourrait ouvrir la voie à d’autres programmes d’assistance technique et financière, renforçant ainsi les capacités d’enseignement et de recherche au Tchad.

Perspectives d’avenir

La mise en œuvre de ce projet pourrait avoir des répercussions durables sur le système éducatif tchadien. En instaurant des standards élevés de qualité et en adaptant les formations aux réalités du marché, le Tchad pourrait devenir un modèle pour d’autres nations de la région qui aspirent à développer un enseignement supérieur pertinent et orienté vers l’emploi.

La réussite de ce projet dépendra de l’engagement des différentes parties prenantes, y compris des institutions académiques, du gouvernement et des organisations internationales. Il sera également essentiel de mobiliser des ressources financières adéquates pour garantir que les initiatives soient durables et bénéfiques à long terme pour la jeunesse tchadienne.

En conclusion, ce projet ambitieux pourrait marquer un tournant significatif dans l’enseignement supérieur au Tchad en offrant des outils adaptés à l’évolution des compétences demandées sur le marché du travail. Les prochains mois seront cruciaux pour observer l’impact de ces réformes sur les établissements concernés et sur les jeunes diplômés du pays.