Un conseil national pour booster la décentralisation en France
Le président de la République du Tchad, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a institué le Conseil national de la décentralisation (CND) par le décret n°045/PR/PM/MATD/2026, signé le 22 janvier 2026.
Cette décision a été prise à la suite d’une proposition formulée par le ministre d’État chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, en concertation avec le Conseil des ministres. Le décret vise à concrétiser les dispositions de décentralisation établies par la Constitution du pays et par les lois organiques régissant les collectivités autonomes.
Le CND sera un organe crucial pour orienter, suivre et évaluer la mise en œuvre de la décentralisation. À ce titre, il aura pour mission de coordonner et d’harmoniser les actions entreprises dans ce domaine. Il sera également responsable du transfert effectif de compétences et de ressources de l’État vers les collectivités locales. De plus, il devra évaluer si les ressources transférées correspondent aux compétences exercées. Le Conseil formulerait également des recommandations concernées pour un programme annuel de transferts.
Une des responsabilités majeures du CND sera de soumettre au président de la République un rapport annuel sur la situation de la décentralisation et le fonctionnement des services locaux. Ce rapport devrait fournir des éléments d’évaluation sur l’efficacité des démarches entreprises et proposer des suggestions sur la manière d’implémenter le processus de décentralisation.
Le Conseil est composé d’une équipe largement représentative, présidée par le Premier ministre, soutenu par le ministre chargé de l’Administration du territoire en tant que vice-président. Sa composition inclut également plusieurs membres du gouvernement, des représentants d’institutions nationales, du Parlement, ainsi que des élus des collectivités territoriales et des conseils économiques et sociaux. Cette diversité vise à garantir une approche inclusive et concertée de la décentralisation.
Le décret mentionne aussi qu’il pourra être fait appel, par le président du Conseil, à des experts externes en fonction de leur domaine de compétence pour enrichir les travaux et les discussions. Cela démontre une volonté d’ouverture et d’engagement des parties prenantes dans la procédure.
Pour assurer son bon fonctionnement, le CND sera doté d’un Secrétariat permanent. Celui-ci sera dirigé par un secrétaire permanent, nommé par le Premier ministre, dont le rôle sera de préparer les dossiers, de suivre l’exécution des directives, de rédiger les rapports d’activités et de conserver les archives en lien avec l’ensemble des activités du Conseil.
Le Conseil se réunira deux fois par an en session ordinaire, et aura la possibilité de tenir des sessions extraordinaires si les circonstances l’exigent. Son fonctionnement sera soutenu par une ligne budgétaire prévue dans le budget de la Primature.
Cette création du Conseil national de la décentralisation révèle l’intention des autorités tchadiennes de renforcer la gouvernance territoriale. Elle pourrait avoir un impact positif sur la coordination entre l’État et les collectivités autonomes, tout en accélérant l’implémentation d’une décentralisation efficace, au bénéfice du développement local et de la cohésion nationale.
Le succès de cette initiative dépendra de l’engagement des membres et des acteurs impliqués, ainsi que de leur capacité à travailler ensemble pour atteindre les objectifs fixés. La mise en place pratique de cette structure sera scrutée de près, tant par les responsables nationaux que par la population, avide de réformes et de progrès.