Un coordinateur de sécurité en crise : 144 millions de FCFA détournés, quelles conséquences pour l’entreprise ?

Un homme condamné à trois ans de prison pour détournement de fonds à N’Djamena

Lors d’une audience au tribunal de grande instance de N’Djamena, un individu a été condamné à trois ans d’emprisonnement et à une amende de 300 000 francs CFA pour abus de confiance et détournement de fonds, portant préjudice à une société de sécurité.

Cette affaire a été portée devant la justice le lundi 3 novembre 2025. Elle implique une entreprise responsable de la sécurité des biens et des personnes. En l’absence du président-directeur général, la gestion de l’entreprise avait été confiée à l’un des employés, un coordinateur, qui aurait abusé de cette responsabilité pour des gains personnels.

L’enquête a révélé que l’accusé aurait émis des reçus à son nom personnel, encaissant ainsi les paiements effectués par les clients sans jamais les reverser au compte de la société. La partie civile a estimé le préjudice à hauteur de 144 millions de francs CFA, en plus de 500 millions de francs CFA réclamés pour dommages et intérêts.

Les représentants légaux de l’accusé ont plaidé non coupable, arguant que les accusations portées contre leur client n’étaient pas fondées. Ils ont notamment exigé des preuves tangibles concernant l’argent prétendument détourné, ainsi qu’un rapport d’audit comptable formellement incriminant leur client. En conséquence, l’affaire a été renvoyée pour plaidoirie, et l’accusé demeure incarcéré à la prison de Klessoum en attendant la décision finale du tribunal.

Cette affaire soulève des questions sur la transparence et la responsabilité au sein du secteur de la sécurité au Tchad, un domaine essentiel face aux enjeux de sécurité nationale.