Un déficit de 5 millions découvert dans une cave à N’Djamena : enquête ouverte sur une affaire troublante.
TGI de N’Djamena : Une affaire d’abus de confiance au cœur d’un litige financier
Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de N’Djamena a entendu, le 18 février 2026, une affaire d’abus de confiance présumé entre une propriétaire de cave à Chagoua et son gérant. Au centre du conflit, un déficit de près de 5 millions de francs CFA et la disparition de documents comptables jugés essentiels.
Déroulement des faits
Selon la plaignante, la gestion financière de sa cave a été fortement compromise après qu’elle ait constaté un manquement de 4 991 700 francs CFA au terme de trois jours d’audit comptable. Elle a signalé que, suite à une demande de vérification approfondie, son registre de comptes a été remis au gérant, qui aurait ensuite disparu, rendant ainsi la situation encore plus délicate. De plus, elle avance qu’il aurait accordé des bons de marchandises à une tierce personne pour un montant dépassant 400 000 francs CFA, sans autorisation.
À la barre, le gérant a fermement rejeté ces accusations. Il a affirmé que l’inventaire avait été élaboré en coopération avec la plaignante et que, selon lui, il avait même manifesté sa volonté de rembourser toutes les sommes dues. Il soutient avoir tenté de contacter la plaignante pour clarifier la situation, mais sans succès, elle lui ayant refusé l’accès. Par ailleurs, il prétend avoir laissé tous les registres comptables sur le lieu de travail.
Contexte et impact
Cette affaire met en lumière les difficultés rencontrées dans des relations professionnelles où la confiance est primordiale. Les accusations d’abus de confiance et la disparition de documents financiers soulèvent des questions plus larges sur la transparence dans la gestion des affaires et la protection des droits des propriétaires d’entreprises en cas de litige. Ce type d’affaire, bien que commun dans le secteur commercial, renvoie aussi à des enjeux de responsabilité et de bonne foi dans les échanges contractuels.
La portée de ce procès dépasse le cadre strictement financier. Elle interroge également le système judiciaire et la manière dont il fait face à des cas où les preuves peuvent s’avérer difficilement accessibles. Les réactions autour de ce procès témoignent d’une préoccupation collective face aux pratiques commerciales, tant au niveau local que national.
Clôture naturelle
Le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 25 février 2026 afin de délibérer ou de demander des compléments d’information. En attendant le verdict, le gérant a été maintenu en détention provisoire à la maison d’arrêt de Klessoum. La suite de cette affaire pourrait avoir des conséquences importantes tant pour les protagonistes que pour d’autres acteurs du secteur commercial à N’Djamena.