Un directeur adjoint tué, des élèves enlevés : le Kebbi sous tension
Enlèvement de jeunes filles au Nigeria : au moins 25 élèves kidnappées à Wasagu
Au Nigeria, au moins 25 jeunes filles auraient été enlevées lors d’une attaque menée par des assaillants venus de l’État voisin de Zamfara, dans la zone de gouvernement local (LGA) de Wasagu.
L’incident s’est produit récemment dans cette région, déjà marquée par des troubles sécuritaires. Les groupes armés continuent d’éprouver la vigilance des communautés locales, et l’attaque a suscité une forte inquiétude parmi les habitants. Selon les premières informations, les ravisseurs ont pénétré dans la ville au cours de la nuit, profitant de l’obscurité pour kidnapper les élèves. La situation est d’autant plus préoccupante que, bien que les noms des victimes aient été communiqués, les opérations de sauvetage menées par les forces de sécurité n’ont, jusqu’à présent, pas permis de retrouver les jeunes filles.
Cet enlèvement s’inscrit dans un contexte plus large de violence et de criminalité dans la région, où des actes similaires se sont multipliés ces dernières années. Les communautés rurales, souvent isolées, se retrouvent particulièrement vulnérables face à ces attaques. Le phénomène des enlèvements massifs est exacerbée par l’instabilité politique et économique qui frappe le pays.
Les réactions face à cette tragédie n’ont pas tardé. Des responsables locaux et des militants des droits de l’homme ont exprimé leur indignation et leur frustration face à l’incapacité des forces de sécurité à protéger les citoyens. Ce nouvel enlèvement rappelle le sinistre historique des kidnappings au Nigeria, qui a acquis une visibilité internationale avec le cas de Chibok en 2014, lorsque plus de 200 filles ont été enlevées par le groupe armé Boko Haram. Ce dernier événement avait déclenché une vague de mobilisation internationale pour sauver les victimes et mettre un terme à ces pratiques.
Les autorités sont sous pression pour intensifier leurs efforts de sécurité dans la région. Les parents des jeunes filles enlevées vivent un véritable cauchemar, confrontés à l’incertitude et à la douleur. La situation met également en lumière le besoin urgent d’améliorer les conditions de sécurité dans ces zones à risque, où les infrastructures sont souvent déficientes, et où la présence sécuritaire est insuffisante.
Alors que la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, les espoirs de retrouver les jeunes filles s’amenuisent avec le temps. Les investigations se poursuivent, mais l’angoisse demeure palpable parmi ceux qui ont vu leur quotidien bouleversé par cette attaque.