Un homme à N’Djamena jugé pour avoir menacé de mort avec un couteau : quel impact sur la sécurité locale ?
Affaire de Menaces de Mort au TGI de N’Djamena : Un Prévenu en Détention Provisoire
Le Tribunal de grande instance (TGI) de N’Djamena a abordé, ce mercredi, une affaire captivante impliquant des menaces de mort, accentuées par l’usage présumé d’une arme blanche.
Le prévenu, actuellement incarcéré à la maison d’arrêt de Klessoum, se voit reprocher d’avoir fait intrusion dans le domicile de la partie civile pour proférer des menaces mortelles. Les faits examinés lors de l’audience trouvent leur origine dans un litige foncier qui a opposé les deux parties.
La victime, ayant remarqué des travaux de construction non autorisés sur son terrain, aurait prié les ouvriers de stopper immédiatement le chantier. Quelques instants plus tard, alors qu’elle discutait avec des proches chez elle, le prévenu aurait accédé à la propriété, l’accusant d’insultes.
Malgré les tentatives de la victime d’apaiser la situation par des explications, l’homme aurait alors dégainé une arme blanche, menaçant d’en finir avec sa vie. Cette scène d’intimidation a conduit la victime à déposer une plainte auprès des autorités. Au cours de l’audience, le prévenu s’est défendu en niant l’utilisation de l’arme ou le fait d’avoir émis des menaces de mort. Il a reconnu l’existence d’une altercation verbale, mais a rejeté les accusations portées contre lui.
L’avocat de la partie civile a soulevé le traumatisme que son client a subi, insistant sur une menace persistante à sa sécurité. Il a aussi plaidé pour une indemnisation de cinq millions de FCFA pour le préjudice moral subi, par le biais d’une condamnation du prévenu.
Le procureur de la République, représentant le ministère public, a jugé que les éléments de l’affaire étaient suffisamment solides et a requis une peine de deux ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 100 000 FCFA. Le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré, marquant une attente qui s’achèvera lors de l’audience programmée pour le 4 mars prochain.
Ce cas met en lumière les tensions qui peuvent surgir autour de la propriété foncière, ainsi que les enjeux de sécurité qui en découlent, témoignant d’une problématique sociétale plus large. Le verdict annoncé dans quelques jours pourrait avoir un impact indiqué sur la perception de la justice dans la région.