Un jeune écrivain de Sarh dévoile son roman pour éveiller les consciences sur la pauvreté

La Dédicace du Roman « La pauvreté : un mal qui forge » à Sarh

La dédicace du livre « La pauvreté : un mal qui forge » a eu lieu au Palais des arts et de la culture Ngarta Tombalabaye de Sarh, attirant de nombreux passionnés de littérature.

L’œuvre, écrite par le jeune écrivain Mouederomti Mbaidedjibe, intervient dans un contexte où la précarité est souvent perçue comme un obstacle à la réussite. Avec ses 122 pages, ce roman publié par les éditions AlGamar vise à provoquer une réflexion sur la pauvreté et ses impacts. L’auteur cherche à remettre en question la perception négative de cette réalité en la présentant comme un levier possible de transformation personnelle et de résilience.

Construite sur des récits inspirés de vécus, l’œuvre propose que, malgré son fardeau, la pauvreté peut être une source de motivation pour certains individus, les poussant à dépasser leurs conditions de vie pour construire un meilleur avenir. Lors de la cérémonie, Mouederomti Mbaidedjibe a articulé sa vision autour de trois axes : attirer l’attention sur les réalités sociales, sensibiliser le public aux conséquences de la pauvreté et encourager la persévérance face aux défis.

L’auteur a particulièrement mis en lumière la jeunesse, incitant cette frange de la population à croire en ses talents et à transformer les obstacles rencontrés en opportunités. Son message s’adresse également aux acteurs institutionnels et aux responsables de la société civile, les convie à intensifier leurs efforts pour lutter contre les inégalités croissantes.

Dr Allaïssem Yves, représentant du recteur de l’Académie du Sud-Est, a salué cette initiative littéraire, la qualifiant d’importante pour la société. Il a proposé une analyse critique de l’ouvrage, considéré comme à la fois intéressant et riche d’enseignements. Il a insisté sur son potentiel à transmettre des leçons pratiques, notamment celle de développer un esprit d’initiative, indispensable dans la lutte contre la pauvreté.

Par ailleurs, la cérémonie a eu lieu en présence de Bani Ngadogo Koho, secrétaire de séance du Conseil provincial du Moyen-Chari, qui représentait le président du Conseil et était le parrain de l’événement. Dans son intervention, il a souligné l’importance de la littérature comme vecteur d’éveil des consciences et de transmission de valeurs.

« Nous avons un impératif à soutenir la création intellectuelle nationale pour valoriser les jeunes talents tchadiens et promouvoir notre culture », a-t-il conclu.

L’événement n’a pas seulement été une simple dédicace de livre, mais également un moment de partage d’idées sur la réalité sociale et les enjeux contemporains liés à la pauvreté.