Un jour nouveau : des révélations marquantes sur l’avenir de notre système
Tchad : Un Jour Nouveau appelle à des réformes concrètes pour les femmes
Le 8 mars, à l’occasion de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET), Djelassem Donangmbaye Félix, rapporteur général et porte-parole du parti Un Jour Nouveau, a tenu une conférence de presse pour aborder les enjeux cruciaux qui touchent les femmes au Tchad.
Lors de cet événement, Félix a représenté l’opposition démocratique et a souligné l’importance du thème de cette année, « Chaque femme compte ». Il a insisté sur le fait que ce slogan ne devrait pas se limiter à un simple discours, mais qu’il devrait servir de socle pour la formulation d’une véritable politique publique en faveur des femmes. Selon lui, les différentes activités programmées pour cette semaine pourraient parfois fonctionner comme un « alibi à l’inaction », détournant les ressources vers des projets peu prioritaires. Au contraire, il a plaidé pour que ces ressources soient investies dans des initiatives cruciales telles que le maintien de centres de santé maternelle, l’éducation des filles et le soutien à l’entrepreneuriat féminin.
Félix a également mis en lumière plusieurs défis persistants qui affectent les femmes tchadiennes. Il a déploré la montée des violences sexuelles, le taux de mortalité maternelle encore alarmant, les obstacles à l’accès à l’éducation pour les filles, ainsi que la faible représentation des femmes au sein des instances politiques et administratives. Ces problèmes structurels, selon lui, doivent être traités avec la plus grande urgence.
Au-delà de ses constats, le porte-parole a proposé plusieurs mesures concrètes. Il a recommandé l’instauration de la gratuité totale des soins liés à la maternité, ainsi que la construction de 50 maternités rurales d’ici 2027. Par ailleurs, il a plaidé pour la création d’un fonds national dédié à la scolarisation des filles et pour le lancement d’un programme d’entrepreneuriat féminin doté d’un budget de 5 milliards de francs CFA.
Félix a aussi évoqué la nécessité de mettre en place des tribunaux spécialisés pour traiter les cas de violences basées sur le genre, ainsi que la création de centres d’hébergement d’urgence pour les victimes de ces violences. Bien qu’il ait précisé qu’il n’était pas opposé à la célébration de la journée du 8 mars, il a affirmé qu’il était impératif d’agir avec des réformes significatives pour améliorer la situation des femmes au Tchad.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte où les droits des femmes continuent de susciter des préoccupations tant au niveau national qu’international. Les récentes recherches et rapports d’ONG mettent en lumière des avancées timides, mais souvent invisibles, tandis que les défis demeurent nombreux. La voix de Djelassem Donangmbaye Félix semble appeler à un rassemblement autour de l’urgence d’un changement tangible.
En somme, le discours du rapporteur général de Un Jour Nouveau résonne comme un appel à un engagement renouvelé envers la cause des femmes tchadiennes. En connectant les mots aux actes, il souligne la nécessité d’initiatives concrètes qui dépassent le cadre des célébrations symboliques.