Un projet agricole pour renforcer la résilience des communautés du lac

Le projet PRO-AGRI lance une dynamique économique dans la province du Lac

Le 5 février 2026, Bol, chef-lieu de la province du Lac, a été le théâtre du lancement du projet PRO-AGRI, une initiative d’envergure visant à revitaliser la production agricole locale pour contrer l’insécurité alimentaire et économique.

Présidée par Ndjilema Mitterand, secrétaire général de la province et représentant le délégué général du gouvernement, la cérémonie a réuni acteurs administratifs, traditions locales, partenaires techniques, financiers et représentants des Nations unies. L’accent a été mis sur l’urgence de renforcer la productivité locale dans cette région confrontée à une forte dépendance à l’aide humanitaire en raison de l’insécurité et des aléas climatiques.

Le projet PRO-AGRI ambitionne non seulement de réaliser des annonces ambitieuses, mais de transformer concrètement la vie des communautés rurales. Le programme prévoit l’aménagement de plus de 2 100 hectares de terres agricoles, en mettant l’accent sur la culture vivrière et maraîchère. L’objectif est de sécuriser les moyens de subsistance et d’améliorer la stabilité économique des ménages agricoles.

Abakar Brahim Adam, coordonnateur national de l’ONG ADESOL, gestionnaire du projet, souligne l’importance sociale de l’initiative. Il précise que les femmes, les jeunes et les personnes déplacées sont au cœur de cette démarche, afin de les intégrer sur le plan économique et réduire leurs vulnérabilités face aux crises successives.

Le financement du projet est assuré par la Banque mondiale et le FCDO britannique, avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM). Clément Watigmba, chef du bureau du PAM dans la région, a expliqué que cette initiative complémente les efforts humanitaires en cours, en réduisant la dépendance à l’assistance extérieure et en renforçant la résilience face aux chocs climatiques.

Durant la période 2026-2028, le projet prévoit d’avoir un impact direct sur plus de 3 200 ménages, soit environ 20 000 personnes. Les retombées attendues incluent la création d’emplois ruraux, la stimulation des marchés locaux et une amélioration générale de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Lors du lancement officiel, les autorités locales ont souligné la nécessité d’une forte appropriation communautaire pour assurer la pérennité du projet.