Une nouvelle approche pour relancer l’économie et repenser notre avenir
Ouagadougou, 29 janvier 2026 – Lors de l’hebdomadaire Conseil des ministres, le Président du Faso, Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a dévoilé des mesures significatives visant à transformer le paysage politique et économique du Burkina Faso.
Le Conseil a adopté un décret marquant la dissolution de tous les partis et formations politiques du pays. En outre, un projet de loi a été présentée pour abroger les textes régissant leur fonctionnement et leur financement ainsi que le statut du chef de file de l’opposition. Selon Émile ZERBO, Ministre d’État, cette initiative s’inscrit dans un effort de refondation de l’État, motivée par un diagnostic des dysfonctionnements au sein du système partisan. Le gouvernement met en avant que la multiplication des partis a contribué à des divisions profondes et a fragilisé le lien social. Les actifs des partis dissous seront transférés à l’État, et les propositions législatives seront soumises à l’Assemblée législative de transition.
Dans un second temps, le Conseil a donné son feu vert au "Plan RELANCE", un cadre national de développement ambitieux pour la période 2026-2030, avec un budget prévisionnel de 36 000 milliards FCFA. Le Dr Aboubakar NACANABO, Ministre de l’Économie et des Finances, a précisé que près de deux tiers de cette somme proviendront des ressources souveraines. Le plan s’articule autour de quatre piliers essentiels :
- Renforcement de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix.
- Refondation de l’État et amélioration de la gouvernance.
- Développement du capital humain.
- Amélioration des infrastructures et transformation de l’économie.
Ce nouveau référentiel national ambitionne de réaliser des objectifs audacieux, tels que la reconquête totale des territoires perdus, une diminution du taux de pauvreté de 42 % à 35 %, une augmentation de l’espérance de vie de 61 à 68 ans, et un triplement de la capacité énergétique, passant de 685 MW à plus de 2 500 MW. Le Ministre NACANABO a souligné que la réussite de ce projet nécessitera une forte mobilisation communautaire et des bilans annuels.
Cette restructuration du paysage politique et du plan de développement témoigne d’une volonté manifeste des autorités burkinabè de réagir face aux défis contemporains. En dissolvant les entités politiques existantes, le gouvernement cherche une nouvelle approche pour unir les forces vives du pays, souvent divisées par des intérêts partisans.
Parallèlement, l’initiative s’inscrit dans un contexte de crise sécuritaire persistante et d’instabilité politique qui a affecté le Burkina Faso ces dernières années. Le pays, frappé par des attaques de groupes armés, a vu son tissu social se dégrader, renforçant ainsi l’urgence de ces réformes.
L’importance des décisions prises lors de ce Conseil des ministres ne saurait être sous-estimée, car elles visent à unifier et revitaliser la nation en favorisant un meilleur cadre économique. Cependant, des questions émergent quant à l’acceptation de ces changements par la population et les acteurs politiques, ainsi qu’à leur capacité à engendrer des résultats concrets sur le terrain.
Le chemin vers la mise en œuvre de ces mesures sera crucial et sera surveillé de près, tant au niveau national qu’international. Les prochains mois détermineront si les ambitions affichées peuvent se traduire par des améliorations tangibles pour les Burkinabè, qui aspirent à une vie meilleure et à la stabilité retrouvée dans leur pays. Il est essentiel que l’ensemble des parties prenantes, y compris les communautés, collaborent afin d’assurer le succès de cette refondation ambitieuse.