Une nouvelle banque islamique pour booster l’économie locale
Introduction
Le Ministre d’État en charge des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale, M. Tahir Hamid Nguilin, a rencontré une délégation de Finmal Finance Services Limited le 24 octobre 2025 pour explorer l’introduction de la finance islamique au Tchad.
Déroulement des faits
Ce vendredi, une rencontre a eu lieu au siège du ministère des Finances au Tchad, regroupant des responsables du gouvernement et des représentants de la société de services financiers Finmal Finance Services Limited. Dr Umaru Kwairanga, à la tête de la délégation, a présenté un projet novateur visant à mettre en place un système bancaire conforme aux principes de la finance islamique. Ce modèle, qui exclut le principe d’intérêt, se veut à la fois éthique et inclusif, visant à stimuler l’investissement, soutenir l’entrepreneuriat et favoriser l’inclusion financière sur le territoire tchadien.
Le contexte de cette initiative est particulièrement pertinent, car elle s’inscrit dans le cadre du Plan National de Développement baptisé “Tchad Connexion 2030”. Ce projet ambitieux a pour but d’orienter les efforts de développement du pays vers des solutions innovantes et durables, tout en favorisant les partenariats internationaux, notamment avec les nations du Moyen-Orient. La rencontre entre M. Nguilin et Dr Kwairanga a permis de poser les bases d’un dialogue constructif sur la mise en œuvre de cette nouvelle approche financière.
Contexte ou impact
L’importance de la finance islamique dans le paysage économique mondial est croissante. Elle représente un modèle qui peut répondre à des besoins spécifiques des pays à majorité musulmane, comme le Tchad, où les institutions bancaires classiques peuvent incontrôler certaines populations en raison de leurs principes. En intégrant des pratiques bancaires islamiques, le Tchad pourrait bénéficier d’un influx de capitaux et d’investissements étrangers, surtout dans un contexte où les ressources nationales ont besoin d’être diversifiées. Les investisseurs des pays du Golfe sont souvent à la recherche d’opportunités sur le continent africain et pourraient trouver dans cette initiative une occasion de s’engager plus activement.
De plus, la mise en œuvre de la finance islamique pourrait ouvrir de nombreuses perspectives pour les petites et moyennes entreprises (PME) au Tchad, souvent considérées comme le moteur de la croissance économique nationale. En fournissant des solutions de financement alternatifs, ces PME pourraient surmonter les obstacles liés à l’accès au crédit traditionnel, souvent bloqué par des exigences strictes et des taux d’intérêt élevés.
En réaction à cette initiative, plusieurs acteurs économiques et sociaux du Tchad ont exprimé leur soutien, soulignant que l’introduction de la finance islamique pourrait être un gain considérable pour le tissu économique du pays. Les organisations de la société civile ont également souligné l’importance d’encadrer cette démarche par des régulations solides afin de garantir sa pérennité et son efficacité.
Clôture naturelle
L’initiative de M. Tahir Hamid Nguilin et de Finmal Finance Services Limited, en intégrant des principes de la finance islamique, pourrait bien marquer un tournant historique pour l’économie tchadienne et ouvrir la voie à des partenariats internationaux enrichissants, notamment avec la région du Moyen-Orient.