Union pour sauver les forêts : ministère et parlementaires unissent

Le ministère de l’Environnement du Tchad a récemment accueilli une délégation du Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (REPAR), lors d’une réunion qui s’est tenue le vendredi 2 octobre 2026. Cette rencontre visait à établir un dialogue fructueux autour des enjeux environnementaux et à explorer des perspectives de collaboration pour la préservation des forêts du pays.

La responsable de la coordination du REPAR au Tchad, Hamsadene Maide Hangata, a souligné l’importance de cette réunion en tant que première étape d’une concertation accrue entre les parlementaires et le ministère de l’Environnement. Le réseau, présent dans dix pays de la région, aspire à promouvoir des actions concrètes pour mettre en œuvre les engagements pris lors de sommets internationaux, et à les traduire en lois et politiques publiques bénéfiques pour les populations locales.

Créé par une décision en date du 5 mai 2026, le groupe de travail actuel du REPAR souhaite vivement renforcer sa collaboration avec le ministère de l’Environnement. Il considère ce dernier comme un interlocuteur essentiel pour orchestrer ses initiatives avec divers partenaires engagés dans la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et l’accès limité à l’eau. La coordonnatrice a réaffirmé la disponibilité du REPAR à soutenir les efforts de préservation des forêts et à intensifier les campagnes de sensibilisation soulignant leur vitalité.

En réponse, le ministre de l’Environnement, Bakhit Hassan Djamous, n’a pas manqué de saluer cette initiative de contact et a exprimé son souhait de voir les parlementaires appuyer le gouvernement dans ses efforts pour protéger le patrimoine forestier du Tchad. Il a exhorté à une collaboration soutenue afin de combattre la coupe illégale et massive des arbres, moteur de la désertification galopante qui menace la région.

Le ministre a fait remarquer que, malgré la richesse des ressources forestières du Tchad, la déforestation est souvent exacerbée par une méconnaissance de leur importance cruciale pour l’équilibre écologique et économique. Il a ainsi proposé l’instauration d’un cadre de travail régulier entre le ministère et le REPAR, affirmant que seules des actions concertées et continues permettront d’assurer le succès dans ce domaine. Djamous a également insisté sur la protection du patrimoine naturel comme un devoir inscrit dans la constitution, appelant chaque citoyen à contribuer à sa sauvegarde.

Cette rencontre symbolise une avancée significative dans le dialogue entre le gouvernement tchadien et les représentants régionaux sur des thématiques environnementales critiques pour le pays et la région d’Afrique centrale. Elle marque le début d’une collaboration renforcée qui pourrait s’avérer déterminante pour la gestion durable des forêts, élément central dans le combat contre le changement climatique et pour la préservation de l’environnement local.