Unité régionale : l’armée nigériane appelle à la solidarité contre
Coopération régionale : le chef d’état-major de l’armée nigériane appelle à l’unité face aux menaces sécuritaires
Le lieutenant-général Waidi Shaibu, chef d’état-major de l’armée nigériane, a récemment plaidé en faveur d’une coopération militaire renforcée au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Lors d’une rencontre avec le brigadier-général Sheik Massaquoi, chef d’état-major de la Force en attente de la CEDEAO, il a souligné l’importance d’un front uni pour faire face aux menaces sécuritaires transnationales qui touchent la région.
Cette déclaration a eu lieu le mercredi 30 septembre 2026, durant la visite de courtoisie du brigadier-général Massaquoi au quartier général de l’armée nigériane à Abuja. Le lieutenant-général Shaibu a mis en avant la complexité croissante des défis sécuritaires, notamment le terrorisme, l’extrémisme violent et la criminalité organisée, qui nécessitent une approche collaborative plutôt qu’une réponse isolée des différents États.
Le haut gradé a insisté sur le fait que la coopération militaire ne peut se limiter à la simple coordination des efforts, mais doit inclure un échange régulier de renseignements, des formations conjointes ainsi que des exercices militaires. Ces mesures sont cruciales pour assurer l’interopérabilité des forces armées des États membres et pour renforcer leur capacité à planifier et à exécuter des opérations de manière collective.
En s’adressant à son homologue de la CEDEAO, le lieutenant-général Shaibu a exprimé l’engagement ferme du Nigeria envers la sécurité régionale et a réaffirmé le soutien continu du pays aux initiatives visant à renforcer les mécanismes de sécurité de la CEDEAO. Selon lui, une architecture de sécurité régionale efficace est essentielle pour garantir la paix et la stabilité, deux éléments clés pour le développement durable en Afrique de l’Ouest.
Le brigadier-général Massaquoi, pour sa part, a remercié le Nigeria pour son accueil et a salué sa contribution historique au maintien de la paix dans la sous-région. Il a également souligné la nécessité de transformer la Force en attente de la CEDEAO en un instrument de sécurité plus réactif et interopérable, capable de faire face aux défis évolutifs des menaces.
La modernisation des doctrines militaires, l’intensification des exercices conjoints et le renforcement des partenariats de défense ont été évoqués comme des priorités pour améliorer l’efficacité opérationnelle de la Force en attente. Le brigadier-général Massaquoi a insisté sur le maintien du soutien nigérian pour accomplir ces objectifs, en vue de renforcer la capacité de la CEDEAO à remplir son mandat de sécurité collective.
Cet appel à une coopération militaire plus étroite survient à un moment où la région fait face à des défis sécuritaires de plus en plus complexes. La tendance à la criminalité organisée et à l’extrémisme nécessite une approche collective, créant ainsi une opportunité pour les États de l’Afrique de l’Ouest d’unir leurs forces pour faire face à ces périls communs. Le processus de collaboration proposé par les chefs militaires pourrait poser les bases d’une nouvelle ère de coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest, essentielle pour le maintien de la paix et la stabilité à long terme.