Vers un avenir serein : un plan pour la paix et la sécurité agro-pastorale

Atelier sur la Transhumance à Mayo-Kebbi Ouest : Vers une Sécurisation des Couloirs

Le 28 janvier 2026, l’atelier sur la transhumance transfrontalière a réuni divers acteurs du secteur agricole et pastoral à Pala, dans la province du Mayo-Kebbi Ouest, pour élaborer des stratégies de validation des couloirs de transhumance.

Cet événement important a été présidé par Abdelmanane Khatab, délégué général du gouvernement, en présence d’autorités civiles, militaires, ainsi que de partenaires techniques et financiers. L’objectif principal de cet atelier était de définir des couloirs sécurisés pour les pratiques pastorales, afin de minimiser les conflits entre éleveurs et agriculteurs, une problématique de plus en plus pressante dans la région.

Le Mayo-Kebbi Ouest connaît des difficultés liées à la gestion des couloirs de transhumance, dont plusieurs ont été altérés ou remplacés par des exploitations agricoles. Cette transformation a bouleversé les itinéraires traditionnels et exacerbé les tensions intercommunautaires. La situation actuelle témoigne d’un besoin urgent d’interventions concrètes pour restaurer l’équilibre entre les différentes parties prenantes.

La Wildlife Conservation Society (WCS), en collaboration avec le Projet d’Appui à l’Intégration Régionale et à l’Investissement en Afrique Centrale (PAIREAC), a mené une mission de terrain dans plusieurs départements. Cette étude a permis d’identifier des couloirs historiques devant être retracés et balisés. L’atelier n’est donc pas simplement une formalité, mais une réponse pertinente à une problématique profonde et complexe.

Durant la session, les participants étaient invités à examiner et à valider des propositions techniques élaborées pour la mise en œuvre des couloirs. Fidèle Daapabé, représentant de la WCS, a souligné l’importance de tels rassemblements pour promouvoir une coexistence pacifique entre les différents acteurs du secteur agricole. « Nous devons travailler ensemble pour assurer la pérennité de nos ressources et éviter des conflits inutiles », a-t-il déclaré.

Dillah Karabeye, directeur de la sécurisation des systèmes, a quant à lui mis en avant l’urgence de concrétiser les validations des couloirs. Pour lui, chaque jour qui passe sans action risque d’aggraver les tensions et de rendre les relations entre éleveurs et agriculteurs encore plus délicates. Le délégué général du gouvernement a également affirmé que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale du Tchad, valorisant l’élevage et l’agriculture comme des socles essentiels de l’économie nationale et de la cohésion sociale.

Cette rencontre se veut ainsi une avancée significative vers la mise en place d’une gestion durable des couloirs de transhumance dans la province. En favorisant une meilleure harmonie entre éleveurs et agriculteurs, elle vise à privilégier une cohabitation pacifique, indispensable au développement socio-économique de la région.

Le travail engagé lors de cet atelier pourrait également avoir des retombées positives sur d’autres zones confrontées à des conflits similaires. En rétablissant des itinéraires de transhumance sécurisés, le gouvernement espère non seulement protéger les intérêts des éleveurs, mais également garantir la sécurité alimentaire des communautés agricoles, un enjeu essentiel dans un pays où la dépendance à l’agriculture est si marquée.

En conclusion, l’atelier de Pala représente une étape cruciale dans la révision des pratiques agropastorales au Tchad. Les efforts conjugués des différents acteurs impliqués nourrissent l’espoir d’un avenir où l’élevage et l’agriculture coexisteront harmonieusement, contribuant à la sécurité et à la prospérité des populations locales.