À N’Djamena, la montée des températures et les coupures d’électricité font exploser le prix de la glace
Les Prix de la Glace à N’Djamena Envolés en Pleine Canicule
À N’Djamena, la capitale tchadienne, la glace est devenue un produit onéreux. Ce qui était autrefois vendu entre 500 et 750 FCFA s’échange désormais entre 1 500 et 2 000 FCFA dans de nombreux points de vente.
Cette augmentation des prix est principalement attribuée aux détaillants qui mettent en cause leurs fournisseurs. En effet, le prix d’achat chez les grossistes a atteint 1 000 FCFA la barre. La raison en est double : les coupures d’électricité récurrentes perturbent la production et la canicule entraîne une demande accrue.
Ahmat, un marchand du quartier Habena, exprime son désarroi : « Quand les prix grimpent chez les fabricants, on est contraints d’ajuster les nôtres pour ne pas enregistrer de pertes. »
Pour les petits commerçants, les marges bénéficiaires demeurent maigres. Après avoir déduit le transport et d’autres coûts, répercuter la hausse des prix reste une nécessité économique pour la survie de leur activité.
Adoum, un autre vendeur, tempère la situation : « Ce phénomène est récurrent pendant les vagues de chaleur. L’année dernière, nous avons déjà traversé cela. Les coupures d’électricité, combinées à la hausse du prix du carburant, exacerbent les charges. »
Les exploitants d’épiceries et autres commerçants souffrent également. Dépendants de la glace pour réfrigérer les boissons, ils voient leurs frais s’alourdir. « Les clients veulent des boissons bien fraîches, mais le coût de la glace complique beaucoup notre gestion », explique Djasrabé, responsable d’une alimentation à Toukra.
Face à la canicule persistante, la glace tend à devenir un produit de luxe à N’Djamena, posant un dilemme pour de nombreux habitants tiraillés entre les coupures d’électricité et une demande croissante.