Afrique du Sud : plus de 77 000 étrangers rapatriés

Afrique du Sud : 77.000 étrangers rapatriés depuis le début de l’année

En Afrique du Sud, depuis le 1er janvier, le gouvernement a rapatrié 77.184 ressortissants étrangers sans papiers vers leurs pays d’origine, a annoncé la Structure nationale conjointe opérationnelle et de renseignement (NATJOINTS). Tebello Mosikili, commissaire de police adjointe et co-présidente de NATJOINTS, a présenté ces chiffres lors d’une conférence de presse à Pretoria.

Entre le 1er avril et le 31 juillet, 18.816 personnes ont été expulsées officiellement. Par ailleurs, 3.016 étrangers sans papiers attendent leur expulsion au Centre de rapatriement de Lindela. Un autre groupe de plus de 500 personnes est hébergé dans un centre de rapatriement à Musina, dans le Limpopo, et leur retour est imminent.

Mme Mosikili a souligné que le gouvernement sud-africain entend appliquer strictement la législation sur les migrations tout en veillant au respect de la Constitution et des lois en vigueur. Elle a insisté sur l’importance d’un traitement ordonné et humain des personnes concernées.

En juillet, dans le cadre de l’opération Shanela et d’autres interventions multidisciplinaires, plus de 16.208 personnes ont été arrêtées pour séjour illégal. Au total, depuis le début de l’année, 59.947 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés pour immigration clandestine, a informé NATJOINTS.

Le gouvernement mène également des inspections rigoureuses pour s’assurer que les entreprises et lieux de travail respectent la législation en matière d’immigration et de travail. Ce sont 6.317 inspecteurs du travail qui participent aux contrôles à travers le pays. Les autorités vérifient également les commerces informels pour garantir le respect des arrêtés municipaux, des réglementations de sécurité alimentaire, des lois sur les licences de vente, et des lois sur l’immigration.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer la gestion de l’immigration en Afrique du Sud, un sujet souvent au cœur des débats nationaux. Cette politique fait suite à des épisodes de tensions et de manifestations xénophobes, qui ont entraîné le départ de nombreux étrangers ces dernières années.

Le gouvernement sud-africain met ainsi l’accent sur le maintien de l’ordre public et le respect du cadre légal, tout en soulignant l’importance de mesures humaines dans le traitement des migrations.