Brahim Ben Seïd : un leader syndical dynamique pour la justice sociale au Tchad
Brahim Ben Seïd : Un pilier du syndicalisme tchadien en quête de justice sociale
Depuis plusieurs décennies, Brahim Ben Seïd se démarque comme une figure emblématique du mouvement syndical au Tchad, œuvrant inlassablement pour les droits des travailleurs.
Sa carrière syndicale débute dans le secteur des banques et assurances où il occupe le rôle de trésorier. C’est en février 1991 qu’il franchit une étape décisive en cofondant la Confédération libre des travailleurs du Tchad (CLTT). Rapidement, il se voit confier le poste de trésorier au sein de l’organisation. En 2013, sa carrière prend un tournant significatif lorsqu’il est nommé à la tête de la CLTT. À la suite d’une réforme interne, il est confirmé en tant que secrétaire général.
Dès son accession à la direction, Brahim Ben Seïd s’engage à améliorer la visibilité de la CLTT. « Nous avons identifié nos forces et faiblesses », explique-t-il, ajoutant que cette stratégie a permis à la confédération de devenir un acteur incontournable du dialogue social dans le pays.
Sur le front des revendications, Brahim Ben Seïd se montre inflexible envers les autorités et les employeurs. Il milite pour une harmonisation des indemnités des fonctionnaires et s’attaque aux retards dans le paiement des pensions. « Les négociations sont souvent lentes et certaines lois, comme la déclaration des travailleurs à la Caisse nationale de Prévoyance sociale, ne sont pas respectées », déplore-t-il. Il souligne également l’urgence de revaloriser les pensions des retraités.
Un autre défi majeur selon lui est le manque de culture syndicale parmi les travailleurs. « La force d’un syndicat repose sur ses adhérents, et nous devons recruter davantage », insiste-t-il.
Au-delà de ces revendications, Brahim Ben Seïd défend une vision globale de gouvernance, combattant la corruption et la mauvaise gestion, pour une société plus équitable. Il prône le principe de mettre « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », jetant un regard critique sur la gouvernance actuelle.
En 35 ans de lutte syndicale, Brahim Ben Seïd reste un symbole de la quête incessante pour la dignité des travailleurs tchadiens dans un contexte économique et social difficile. Il incarne l’engagement durable pour un changement structurel au sein du paysage syndical et social du Tchad.