1er mai 2026 : Younous Mahadjir prône le dialogue face aux tensions sociales

La Journée mondiale du travail au Tchad : enjeux et perspectives

À l’occasion de la Journée mondiale du travail, le vice-président de l’Union des Syndicats du Tchad (UST), Younous Mahadjir, s’est exprimé sur les principaux défis auxquels les travailleurs tchadiens font face.

Bilan et Retards dans les Festivités

Traditionnellement, le 1er mai est célébré à travers le monde, marquant un arrêt général des activités pour honorer les travailleurs. Cette année, cependant, les festivités ont été reportées au Tchad en raison d’un retard dans la livraison de pagnes commandés en Inde, bloqués à cause des perturbations au détroit d’Hormuz. Le défilé est désormais prévu pour la semaine prochaine, une fois les tenues reçues.

Démarches Pour de Meilleures Conditions de Travail

Durant les douze derniers mois, les initiatives syndicales ont été marquées par de nombreux mouvements pour la défense des droits des travailleurs. Selon Younous Mahadjir, l’UST a engrangé des succès à hauteur de 50% dans le cadre du dialogue social entamé avec le gouvernement entre 2021 et 2024. Un comité a déjà été constitué pour travailler sur la mise en œuvre des doléances encore en suspens.

Les Défis de l’Emploi et du Secteur Informel

La situation de l’emploi reste préoccupante, affectant divers secteurs comme l’enseignement, la santé, et l’agriculture. Le vice-président pointe du doigt le manque de recrutement malgré l’existence de nombreux diplômés en attente d’emploi. Le recrutement apparaît crucial pour résoudre non seulement les tensions économiques mais aussi pour assurer la paix sociale.

Le secteur informel, qui constitue une grande partie de l’économie tchadienne, est décrit par Mahadjir comme difficile à organiser au niveau national. Inspiré par des modèles étrangers comme le Japon, il soutient que l’informel pourrait générer des bénéfices comparables au formel, si correctement structuré.

Revendications et Propositions

Parmi les principales revendications de l’UST, l’amélioration des conditions de travail est primordiale. Cela inclut de meilleurs salaires et des environnements de travail sécurisés. Le syndicat insiste également sur la nécessité de doubler le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), actuellement fixé à 60.000 FCFA.

En outre, l’UST dénonce les comportements de certains employeurs dans le secteur privé qui ne respectent pas le code du travail, ainsi que les retards dans le paiement des arriérés de retraite.

Conclusion

L’UST prône un climat de dialogue tout en restant vigilante face aux éventuelles violations des droits des travailleurs par le patronat ou le gouvernement. Younous Mahadjir conclut avec une métaphore évocatrice : pour qu’une nation progresse, l’équilibre entre le patronat et les travailleurs est essentiel, à l’image d’un oiseau ayant besoin de deux ailes pour voler.

Cette déclaration résonne comme un appel à une action concertée pour améliorer les conditions de travail au Tchad et souligner l’importance d’une collaboration harmonieuse pour le développement.