cap-vert : l’opposition triomphe aux législatives, un tournant politique
Francisco Carvalho Met Fin à une Décennie de Leadership au Cap-Vert
Le chef de l’opposition, Francisco Carvalho, a mis un terme à dix années de domination politique du Premier ministre cap-verdien, Ulisses Correia e Silva, entraînant la démission de ce dernier de la direction de son parti.
Les résultats des législatives de dimanche dernier, encore partiels mais couvrant près de 98 % des bureaux de vote, indiquent que le parti de Francisco Carvalho a remporté 46 % des suffrages. Le scrutin marque un tournant politique pour l’archipel africain.
Carvalho, qui est également maire de Praia, la capitale, a déclaré que cet élan électoral traduit l’adhésion des Cap-Verdiens à sa vision d’un « Cap-Vert pour tous » et à sa promesse de rediriger le pays. Il a salué la volonté de changement de la population. Le système gouvernemental du Cap-Vert, où le président joue surtout un rôle d’arbitre, rend ces élections particulièrement significatives pour la direction politique du pays.
Le Cap-Vert est reconnu comme un modèle de démocratie en Afrique. Depuis les premières élections libres en 1991, ce pays d’Afrique de l’Ouest n’a jamais enregistré de violences ou d’incidents majeurs en lien avec ses processus électoraux.
Avec 550 000 habitants, l’archipel situé à 600 kilomètres au large du Sénégal représente une exception positive sur le continent en matière de stabilité politique. Les récentes élections confirment une fois de plus la maturité de son système démocratique.