La Banque mondiale offre 90M$ à la Centrafrique pour les routes et l’électricité
La Banque mondiale octroie 90 millions de dollars à la Centrafrique pour booster ses infrastructures clés
La Banque mondiale a récemment approuvé un financement de 90 millions de dollars, soit plus de 52 milliards de FCFA, destiné à la République centrafricaine. Ce fonds a pour objectif principal de renforcer les infrastructures routières et électriques du pays, en soutenant notamment le Plan national de développement (PND) 2024-2028.
Développement des Infrastructures Routières
Une des priorités du financement est l’amélioration du corridor Bangui-Garoua-Boulaï. Cet axe routier est crucial puisqu’il voit transiter plus de 80 % des importations en provenance du port de Douala, au Cameroun. Ce projet est essentiel pour réduire les contraintes liées à l’enclavement de la Centrafrique. Le bitumage du tronçon Bossembélé-Bossangoa, long de 145 km, est également planifié, de manière à assurer le désenclavement des régions septentrionales du pays.
Renforcement du Secteur Électrique
Sur le plan énergétique, le programme prévoit l’extension des réseaux de distribution existants. Un accent particulier sera mis sur le développement de l’énergie solaire, avec un soutien apporté à la centrale photovoltaïque de Danzi, située à une vingtaine de kilomètres de Bangui. La capacité de cette centrale devrait ainsi atteindre environ 15 MW, contribuant à l’augmentation de la production énergétique nationale.
Un Soutien Crucial pour le PND 2024-2028
Ce financement s’inscrit dans le cadre des efforts constants pour mobiliser les partenaires techniques et financiers autour du Plan national de développement 2024-2028. L’objectif est de stimuler la croissance économique du pays en améliorant ses infrastructures critiques, tout en répondant aux besoins urgents en matière de développement.
La Banque mondiale réaffirme ainsi son engagement à soutenir la Centrafrique dans sa quête de stabilité et de développement durable, contribuant à la réduction des défis économiques majeurs liés à l’enclavement et à l’insuffisance des infrastructures essentielles.
Grâce à cette aide, la Centrafrique espère non seulement améliorer ses infrastructures de transport et énergétiques, mais aussi largement favoriser sa croissance économique et son intégration régionale.