CEMAC : Trois pays, dont le Tchad, ciblent 100 milliards FCFA
Trois pays de la CEMAC cherchent à lever 100 milliards FCFA sur le marché régional
Cette semaine, les Trésors publics du Cameroun, du Congo et du Tchad se lancent dans une quête active de capitaux sur le marché financier régional. Entre le 22 et le 24 juin 2026, sept émissions de bons et obligations du Trésor sont prévues, visant à mobiliser un total de 100 milliards de FCFA.
Le Congo se distingue dans cette opération collective en cherchant à lever 55 milliards de FCFA par le biais de quatre émissions. Deux de ces opérations concernent des obligations du Trésor assimilables (OTA), échelonnées sur deux ans et totalisant 30 milliards de FCFA. Ces obligations offriront des rendements attractifs de 5,9 % et 7 %. En complément, Brazzaville s’apprête à émettre des bons du Trésor à court terme, respectivement de 13 et 52 semaines, pour un montant supplémentaire de 25 milliards de FCFA. Ces mouvements s’inscrivent dans une stratégie de refinancement lancée peu après le retour du pays sur les marchés internationaux.
Le Cameroun, reconnu comme la première économie de la sous-région, planifie de lever 35 milliards de FCFA. Son approche se concentre uniquement sur l’émission de bons du Trésor à 26 et 52 semaines. Cette stratégie souligne une préférence pour des financements de court terme, peut-être dans un souci de gérer plus efficacement ses ressources financières à court terme et de répondre à des besoins immédiats en trésorerie.
De son côté, le Tchad envisage une levée de fonds plus modeste mais significative, avec une émission de 10 milliards de FCFA par le biais d’une obligation du Trésor assimilable sur trois ans, assortie d’un taux d’intérêt annuel de 6,5 %.
Ces initiatives collectives mettent en évidence une dynamique de recours intensifiée des États de la CEMAC au marché régional de la dette publique, une stratégie qui pourrait également refléter une volonté de consolider la coopération économique dans la sous-région. En parallèle, elles soulignent les efforts continus des pays membres pour répondre aux exigences budgétaires internes tout en attirant des investisseurs régionaux et internationaux.
Ainsi, ce rapprochement des États vers le marché régional de la dette s’inscrit dans un contexte géopolitique où les enjeux financiers sont cruciaux pour le développement économique. Les réussites de ces opérations pourraient influencer positivement la perception des risques associés à la région, tout en améliorant la liquidité et la stabilité du marché financier de la CEMAC.